Réponses aux demandes d'information

​​​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

La base de données contient les RDI en français et anglais archivées depuis sept ans. Les RDI antérieures sont accessibles sur le site Web European Country of Origin Information Network.

Les RDI publiées par la CISR sur son site Web peuvent contenir des documents annexés inaccessibles en raison de problèmes techniques et peuvent inclure des traductions de documents initialement rédigées dans d'autres langues que l'anglais ou le français. Pour obtenir une copie d'un document annexé et/ou une version traduite des documents annexés de RDI, veuillez en faire la demande par courriel.

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Les réponses aux demandes d'information (RDI) citent des renseignements qui sont accessibles au public au moment de leur publication et dans les délais fixés pour leur préparation. Une liste de références et d'autres sources consultées figure dans chaque RDI. Les sources citées sont considérées comme les renseignements les plus récents accessibles à la date de publication de la RDI.    

Les RDI n'apportent pas, ni ne prétendent apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile donnée. Elles visent plutôt à appuyer le processus d'octroi de l'asile. Pour obtenir plus de renseignements sur la méthodologie utilisée par la Direction des recherches, cliquez ici.   

C'est aux commissaires indépendants de la CISR (les décideurs) qu'il incombe d'évaluer les renseignements contenus dans les RDI et de décider du poids qui doit leur être accordé après avoir examiné les éléments de preuve et les arguments présentés par les parties.    

Les renseignements présentés dans les RDI reflètent uniquement les points de vue et les perspectives des sources citées et ne reflètent pas nécessairement la position de la CISR ou du gouvernement du Canada.    

23 mai 2012

NAM104078.EF

Namibie : information sur l’organisation EMADEMA, y compris son mandat, ses services, son financement, son emplacement et sa structure; information indiquant si cette organisation envoie des lettres à des personnes au Canada; information sur les personnes autorisées à rédiger ces lettres et les circonstances le permettant

Direction des recherches, Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

1. EMADEMA

Parmi les sources qu’elle a consultées, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur l’organisation EMADEMA. Selon certains médias, l’acronyme EMADEMA signifie Émancipation pour le développement des minorités marginalisées en Namibie (Emancipation for the Development of the Marginalised Minorities in Namibia) (AllAfrica 12 mars 2012; Namibian Sun 10 févr. 2012; New Era 28 févr. 2012).

Selon certaines sources, cette organisation a accusé le gouvernement ainsi que l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (South West Africa People’s Organization - SWAPO) au pouvoir de négliger les minorités (INamibia 21 mars 2012; New Era 28 févr. 2012), d’orienter les ressources gouvernementales vers le nord du pays (ibid.; INamibia 21 mars 2012.; Namibian Sun 10 févr. 2012) et de [traduction] « servir les intérêts d’un seul groupe tribal au pays » (INamibia 21 mars 2012). New Era qualifie l’EMADEMA [traduction] « [d’] organisation fantôme » et souligne qu’il a été impossible d’en joindre les dirigeants aux numéros qu’ils avaient eux-mêmes fournis (28 févr. 2012).

2. Dirigeants

Des sources soulignent que Jeremiah Kuhepa Kaambo est le dirigeant de l’EMADEMA (New Era 28 févr. 2012; AllAfrica 12 mars 2012; Namibian Sun 10 févr. 2012). D’après des renseignements diffusés par les médias, dans une lettre ouverte envoyée à la SWAPO, M. Kaambo a reproché au gouvernement de la Namibie (ibid.; AllAfrica 12 mars 2012) d’ignorer les problèmes auxquels sont exposés les groupes minoritaires (ibid.; INamibia 21 mars 2012).

D’après le Namibian Sun, journal de Windhoek, le gouvernement a nié toutes les allégations et a accusé M. Kaambo d’avoir [traduction] « une intention cachée de répandre la haine et la discorde entre les groupes ethniques de la Namibie et parmi eux » (10 févr. 2012). De plus, le ministre de l’Information et des Communications a affirmé que l’objectif de l’EMADEMA créait des tensions entre les tribus et [traduction] « pourrait entraîner un conflit social généralisé » (AllAfrica 12 mars 2012).

L’agence de presse AllAfrica souligne que des accusations ont été portées contre M. Kaambo en novembre 2011; le numéro de dossier est le CR 579/11/2011 (ibid.). Dans l’article de AllAfrica, on peut lire que, selon le chef des relations publiques de la police, M. Kaambo est soupçonné d’avoir commis un [traduction] « "vol par fraude" » (ibid.). Il aurait [traduction] « accepté de l’argent de la part de personnes qui, en échange, voulaient obtenir son aide afin d’émigrer au Canada » (ibid.). Le montant de ce vol serait de 14 000 dollars namibiens [1714.00 $CAN (XE 14 mai 2012)] (AllAfrica 12 mars 2012). New Era souligne que, d’après le ministre de l’Information et des Communications, M. Kaambo [traduction] « tente actuellement d’échapper à la justice par rapport à des actes de fraude qu’il aurait commis au pays » (New Era 28 févr. 2012).

Parmi les sources qu’elle a consultées, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement sur le mandat, les services, le financement, l’emplacement et la structure de l’EMADEMA ni aucune information indiquant si cette organisation envoie des lettres à des personnes au Canada.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.

Références

AllAfrica. 12 mars 2012. Toivo Ndjebela. « Namibia: Emadema Boss Wanted for Theft ». <http://allafrica.com/stories/201203121134.html> [Date de consultation : 30 mars 2012]

INamibia. 21 mars 2012. Peter Mietzner. « Namibian Citizens Fail to Reconcile After 22 Years ». <http://www.inamibia.co.na/news/local/item/15126-namibian-citizens-fail-to-reconcile-after-22-years?.html> [Date de consultation : 1er mai 2012]

Namibian Sun. 10 février 2012. « Govt Reacts to "EMADEMA Open Letter" ». <http://sun.com.na/content/letters/govt-reacts-%E2%80%98emadema-open-letter%E2%80%99> [Date de consultation : 1er mai 2012]

New Era. 28 février 2012. Toivo Ndjebela. « EMDEMA’s Ghost Resurfaces ». <http://www.nammywood.com/articles/43168/EMADEMA-s-ghost-resurfaces> [Date de consultation : 30 mars 2012]

XE. 14 mai 2012. « Currency Converter Widget ». <http://www.xe.com/ucc/convert/?Amount=14000&From=NAD&To=CAD> [Date de consultation : 14 mai 2012]

Autres sources consultées

Sources orales : Les tentatives faites pour joindre des représentants de l’EMADEMA ont été infructueuses.

Site Internet, y compris : Africa Files; Africa Confidential; Africa Research Bulletin; African Elections Database; Afrik.com; Amnesty International; Ecoi.net; États-Unis – Department of State; Factiva; FIDH; Freedom House; Human Rights First; Human Rights Watch; Jeune Afrique; Legal Assistance Centre; Migration Policy Group; Minority Rights Group International; The Namibian; Political Handbook of the World; Nations Unies – Réseaux d’information régionaux intégrés, Haut-Commissariat aux droits de l’homme, RefWorld, Programme des Nations Unies pour le développement, Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés; Reporters sans frontières; SWAPO Party.



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