Nigéria : information sur Boko Haram [Jama’at Ahl al-Sunna li-Da’wa wal-Jihad, Jama’atu Ahlis Sunna Lidda’awati Wal-Jihad, Jamaat-u-Ahlis Sunna-Lidda-Awati Wal-Jihad (JAS)], y compris ses zones d’opération et d’influence; sa capacité de retrouver des personnes qui s’installent ailleurs dans le pays; le profil des personnes que Boko Haram voudrait retrouver et prendre pour cible; la protection offerte par l’État (2022-novembre 2024)
1. Aperçu
Selon le ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada (Sécurité publique Canada - SPPCC), Boko Haram est un [version française du Canada] « groupe jihadiste salafiste » « dont l’objectif ultime consiste à renverser le gouvernement de ce pays et à appliquer la charia » (Canada 2024-06-07). Des médias signalent que Boko Haram, aussi appelé JAS [(Partisans de la sunna pour la prédication et le djihad ou Groupe engagé dans la propagation de l’enseignement du Prophète et du djihad (Canada 2024-06-07)], a été constitué en 2002 dans le Nord-Est du Nigéria (Al Jazeera 2023-09-08; CNN 2023-09-01). Des sources précisent que Boko Haram signifie [traduction] « l’éducation occidentale est un péché » (Afzal 2020-04, 1; CNN 2023-09-01) en haoussa (CNN 2023-09-01). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, l’Initiative pour la primauté du droit et l’autonomisation (Rule of Law and Empowerment Initiative) aussi connue sous le nom Partenaires d’Afrique de l’Ouest et du Nigéria (Partners West Africa Nigeria - PWAN), une ONG [traduction] « vouée à encourager la participation citoyenne et à améliorer la gouvernance en matière de sécurité au Nigéria et en Afrique de l’Ouest », a fait observer que Boko Haram a été créé « principalement » en réponse à « la négligence gouvernementale perçue et aux griefs socio-économiques » et que « [s]on idéologie est enracinée dans une interprétation radicale de l’islam qui s’oppose à l’éducation et aux influences occidentales, que l’organisation considère comme corruptrices et préjudiciables aux valeurs islamiques » (PWAN 2024-10-26). La même source a en outre écrit que, [traduction] « [a]u fil des ans, Boko Haram est passé d’un groupe local qui militait en faveur d’une réforme de l’éducation à une insurrection redoutable responsable de violence, d’enlèvements et de terrorisme à grande échelle dans les pays limitrophes du Nigéria » (PWAN 2024-10-26). Selon un document de recherche sur Boko Haram et l’éducation rédigé par Madiha Afzal, agrégée de recherche à la Brookings Institution, un organisme de recherche sans but lucratif en politiques publiques des États-Unis (The Brookings Institution s.d.), Boko Haram a [traduction] « tué des dizaines de milliers de personnes au Nigéria » depuis 2009 et a déplacé « plus de deux millions » de personnes (Afzal 2020-04, 1). L’International Crisis Group (Crisis Group) souligne que l’organisation [traduction] « djihadiste » est issue d’un « mouvement social » des années 1990 et 2000 dirigé par Mohammed Yusuf, un « prédicateur salafiste de Maiduguri, capitale de l’État de Borno dans le Nord-Est du Nigéria » (2024-03-28, 3). La même source signale que Boko Haram, avec le [traduction] « soutien » d’Al-Qaïda, « a lancé une campagne d’insurrection à partir de 2010 », durant laquelle il « a commencé à attaquer des responsables de l’État et des chefs religieux hostiles, pour en venir à piller des villages et à poser des bombes dans des marchés et dans des églises, ainsi que dans des mosquées qu’il a jugées "infidèles" » (Crisis Group 2024-03-28, 4). Le Crisis Group fait observer que Boko Haram [traduction] « mène des opérations axées sur la violence extrême, le pillage et le sectarisme, sanctionnant des attentats-suicides visant des civils, des massacres et la réduction en esclavage de personnes qu’elle considère comme des "infidèles" ou des "apostats" » (2024-03-28, 8).
1.1 Dirigeants et factions dissidentes
SPPCC explique ceci :
[version française du Canada]
En 2015, le chef de [Boko Haram], Abubakar Shekau, a prêté allégeance à l’État islamique et son groupe a été rebaptisé « État islamique – Province d’Afrique occidentale » (EIPAO). Cependant, l’État islamique a nommé Abou Mosab al-Barnaoui chef de l’EIPAO, entraînant la formation de deux factions : une restée loyale à Shekau qui s’appelle [Boko Haram] et l’autre, sous la direction de Barnaoui, est l’EIPAO (Canada 2024-06-07).
2. Zones d’opération et d’influence
Selon des sources, Boko Haram et l’EIPAO sont tous les deux actifs dans le Nord-Est du Nigéria (Amnesty International 2024-04-23, 285; É.-U. 2024-04-22, 12). Il est écrit dans le rapport annuel de 2024 publié par Human Rights Watch que l’État de Borno est [traduction] « l’épicentre du conflit impliquant Boko Haram » et qu’il « a été le théâtre d’une recrudescence des attentats et des enlèvements par des groupes armés » (2024-01-11, 470). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un professeur agrégé de science politique à l’université de Cincinnati dont les travaux sont axés sur l’islam et la politique dans le Nord-Ouest de l’Afrique a affirmé que Boko Haram et ses antennes sont [traduction] « principalement » actifs dans le Nord-Est du Nigéria, en particulier dans l’État de Borno et autour du bassin du lac Tchad (professeur agrégé 2024-10-21). L’organisation PWAN a signalé que Boko Haram [traduction] « exerce principalement ses activités dans le Nord-Est du Nigéria, en particulier dans les États de Borno, de Yobe et d’Adamawa » (2024-10-26). Il ressort d’un article publié sur le site Internet du gouvernement de l’Australie sur la sécurité nationale que la zone d’opération de Boko Haram [traduction] « englobe la forêt de Sambisa dans le Nord du Nigéria et les montagnes Mandara à la frontière entre le Nigéria et le Cameroun » (Australie 2024-09-22).
Le Crisis Group fait observer que Boko Haram [traduction] « a gagné du terrain dans les combats intrajihadistes dans le Nord-Est du Nigéria » et que, en 2023, il « a fait mainmise sur la plupart des îles du lac Tchad » auparavant contrôlées par l’EIPAO (2024-03-28, 1). La même source signale en outre que Boko Haram [traduction] « contrôle désormais avec assurance une grande partie du lac Tchad et des montagnes Mandara » (Crisis Group 2024-03-28, 2). Le projet de données sur les lieux et les événements de conflits armés (Armed Conflict Location and Event Data - ACLED), une [traduction] « initiative de collecte de données désagrégées, d’analyse et de cartographie des crises » qui recueille de l’information sur « tous les événements de violence politique et de protestation signalés dans le monde » et qui « effectue des analyses pour décrire et examiner les tendances liées aux conflits » (ACLED s.d.), fait observer que, [traduction] « [m]algré les importants revers subis à la suite des efforts soutenus du gouvernement du Nigéria et de ses partenaires pour lutter contre le terrorisme depuis 2015, Boko Haram demeure en contrôle de territoires dans les îles du bassin du Lac Tchad » (ACLED 2024-04-16). La même source souligne en outre que Boko Haram a [traduction] « élargi ses opérations vers le Nord-Ouest du Nigéria » (ACLED 2024-04-16). De même, le professeur agrégé a fait observer que Boko Haram et ses antennes [traduction] « ont aussi mené d’importantes activités et du recrutement dans le Nord-Ouest du Nigéria et dans la région du Centre et du Centre-Nord du Nigéria » (2024-10-21).
L’organisation PWAN a signalé que l’influence de Boko Haram s’étend au-delà du Nord-Est du Nigéria et que Boko Haram [traduction] « a établi des bases dans les îles éloignées du lac Tchad, ce qui facilite les opérations transfrontalières » (2024-10-26). Selon la même source, Boko Haram a également été actif dans des régions frontalières avec le Cameroun, le Tchad et le Niger, [traduction] « exploitant de faibles structures de gouvernance » (PWAN 2024-10-26). La même source a souligné en outre que, [traduction] « [b]ien qu’elles soient moins fréquentes, des attaques sporadiques ont été signalées dans des États [du Nord-Ouest] comme Kaduna et Zamfara » (PWAN 2024-10-26).
La base de données internationales sur le terrorisme (Global Terrorism Database - GTD), Global Terrorism Database - GTD), une base de données ouverte sur [traduction] « les attaques terroristes intérieures et internationales » gérée par le Consortium national pour l’étude du terrorisme et des réponses au terrorisme (National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism - START) [1] à l’université du Maryland (GTD s.d.b), renferme de l’information sur 490 attaques dont la responsabilité a été attribuée à Boko Haram de 2019 à 2020, y compris 282 agressions armées, 9 assassinats, 73 attentats à la bombe ou explosions, 3 interceptions de véhicule, 140 attaques visant des installations ou des infrastructures et 103 prises d’otages (enlèvements ) (GTD s.d.c). D’après la même source, les cibles des attaques comprennent des entreprises (18), des établissements d’enseignement (8), le gouvernement (diplomatie) (4), le gouvernement (général) (13), les forces militaires (197), des ONG (10), la police (19), des particuliers ou des propriétés privées (308), des personnalités ou des institutions religieuses (11), les télécommunications (3), des terroristes ainsi que des milices ou des forces militaires non étatiques (28), les transports (4), les services publics (2) et un [traduction] « [p]arti [p]olitique [v]iolent » (1) (GTD s.d.d). Selon la même source, la majorité de ces attaques ont été perpétrées dans l’État de Borno, mais il y a également eu des attaques dans les États d’Adamawa, d’Imo, de Kaduna, de Kano, de Katsina, de Niger, de Plateau, de Yobe et de Zamfara (GTD s.d.e). Al Jazeera signale que des factions de Boko Haram [traduction] « ont également trouvé une sphère d’influence à l’extérieur de leurs racines dans le Nord-Est » (2023-09-08).
Le professeur agrégé a affirmé que la présence de Boko Haram dans le Sud du Nigéria a été [traduction] « plutôt faible ou légère » (2024-10-21).
3. Capacité de retrouver des personnes
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur la capacité de Boko Haram de retrouver des personnes.
Les renseignements contenus dans le paragraphe qui suit ont été fournis par le professeur agrégé dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
La capacité de Boko Haram de retrouver des personnes serait [traduction] « importante » dans le Nord du Nigéria et dans la région centrale du pays, mais pas dans le Sud. Boko Haram a eu [traduction] « des dizaines de milliers de membres et de sympathisants » tout au long de son existence, « dont bon nombre se fondent dans les collectivités et les quartiers ordinaires, ce qui donne au groupe une importante capacité de surveillance et de renseignement » (professeur agrégé 2024-10-21).
Les renseignements contenus dans les deux paragraphes qui suivent ont été fournis par PWAN dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
[Traduction] « La capacité de Boko Haram de retrouver des personnes est la meilleure dans ses principales zones opérationnelles du Nord-Est du Nigéria. Son efficacité diminue de façon notable à l’extérieur de ces zones ». Dans le Sud du Nigéria, « l’influence [de Boko Haram] est minime en raison d’une plus grande présence étatique et d’une plus forte résilience des collectivités ». Dans les grands centres urbains comme Lagos et Abuja, il y a « de meilleures infrastructures de sécurité qui compliquent » les opérations de Boko Haram. Dans les États du Sud-Ouest, « la capacité [de Boko Haram] de retrouver des personnes est limitée parce que les cadres d’application de la loi sont plus solides. »
Boko Haram [traduction] « emploie diverses méthodes » pour retrouver des personnes, notamment :
- des « réseaux d’informateurs locaux » en comptant sur « des membres de la collectivité qui sont des sympathisants ou qu’on force à fournir des renseignements »;
- « l’infiltration des collectivités » en « instaurant la confiance au sein des collectivités » pour recueillir de l’information;
- « l’exploitation des liens familiaux ou tribaux » pour identifier des cibles potentielles;
- la « corruption de fonctionnaires locaux » en « [v]ersant des pots-de-vin aux fonctionnaires ou en les contraignant, ce qui permet d’accéder à des renseignements de nature délicate » (PWAN 2024-10-26)
4. Profil des personnes que Boko Haram voudrait retrouver et prendre pour cible
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur le profil des personnes que Boko Haram voudrait retrouver et prendre pour cible.
Le professeur agrégé a fait remarquer que Boko Haram a été [traduction] « très attentif à ses critiques, en particulier les musulmans qui ont présenté des arguments théologiques contre la doctrine du groupe » et a « parfois puni des transfuges » (2024-10-21).
5. Protection offerte par l’État
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur les mécanismes de protection offerts par l’État dont peuvent se prévaloir les victimes et les personnes survivantes de Boko Haram.
Le Crisis Group fait observer que l’armée nigériane est capable de protéger [traduction] « la plupart » des grandes agglomérations de l’État de Borno, mais qu’elle « demeure incapable de se mesurer aux insurgés dans les zones rurales » (2024-03-28, 13). Cependant, la même source signale que les autorités [traduction] « manquent encore de ressources suffisantes pour aider les civils » touchés par Boko Haram (Crisis Group 2024-03-28, 13).
L’organisation PWAN a fait remarquer que [traduction] « [l’]efficacité des mécanismes de protection offerts par l’État varie considérablement d’une région à l’autre » (2024-10-26). Selon la même source, [traduction] « [d]es capacités d’intervention militaire améliorées ont été observées dans les zones urbaines où les ressources sont concentrées » et que « [l’]accent mis sur les stratégies d’engagement des collectivités vise à rétablir la confiance entre les forces de sécurité et les populations locales » (PWAN 2024-10-26). La même source a signalé toutefois que [traduction] « [l]es ressources limitées allouées aux zones rurales procurent une grande liberté opérationnelle à Boko Haram » et que « [l]a corruption au sein des services de sécurité mine la confiance du public et l’efficacité opérationnelle » (PWAN 2024-10-26). D’après la même source, [traduction] « [l]e manque d’harmonie dans la mise en œuvre des programmes de protection engendre des disparités dans la couverture » (PWAN 2024-10-26).
Le professeur agrégé a affirmé que les mécanismes de protection offerts par l’État aux victimes et aux personnes survivantes de Boko Haram n’ont pas été efficaces (2024-10-21). La même source a ajouté ceci :
[traduction]
L’État n’a pas été en mesure de protéger efficacement les personnes déplacées ni celles qui ont été rapatriées dans les collectivités touchées, dont certaines sont forcées de retourner sous la contrainte. Les programmes pour transfuges, comme l’Opération corridor sûr (Operation Safe Corridor), ont essentiellement permis d’assurer la protection des participants et des anciens membres [de Boko Haram], mais l’État a une capacité limitée de retrouver et de protéger les anciens membres qui ont terminé de tels programmes (professeur agrégé 2024-10-21).
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens.
Il est écrit dans un article du Vanguard, un journal nigérian, que, selon la solliciteure générale de la Fédération et secrétaire permanente du ministère fédéral de la Justice, des procureurs spécialisés ont été affectés [traduction] « "pour traiter les cas de violence contre des filles qui ont été maintenues en captivité par Boko Haram ou qui ont été violées par des membres de Boko Haram" » (Vanguard 2024-10-08). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé de renseignements sur les poursuites relatives à ces cas.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.
Note
[1] Le Consortium national pour l’étude du terrorisme et des réponses au terrorisme (National Consortium for the Study of Terrorism and Responses - START) mène ses activités à partir de l’université du Maryland et a reçu le soutien du ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (Foreign, Commonwealth, and Development Office - FCDO) du Royaume-Uni, du ministère allemand des Affaires extérieures (German Federal Foreign Office - FFO) et du Département de la Défense (Department of Defense) des États-Unis (GTD s.d.a).
Références
Afzal, Madiha. 2020-04. From « Western Education Is Forbidden" to the World's Deadliest Terrorist Group: Education and Boko Haram in Nigeria. The Brookings Institution. [Date de consultation : 2024-10-15]
Al Jazeera. 2023-09-08. Festus Iyorah. « Rivalry Among Boko Haram Factions Compounds Violence in Northern Nigeria ». [Date de consultation : 2024-10-15]
Amnesty International. 2024-04-23. « Nigeria ». The State of the World's Human Rights: April 2024. [Date de consultation : 2024-10-08]
Armed Conflict Location and Event Data (ACLED). 2024-04-16. Olajumoke Ayandele & Chika Charles Aniekwe. « A Decade After Chibok: Assessing Nigeria's Regional Response to Boko Haram ». [Date de consultation : 2024-10-15]
Armed Conflict Location and Event Data (ACLED). S.d. « About ACLED ». [Date de consultation : 2024-10-15]
Australie. 2024-09-22. Home Affairs, National Security. « Boko Haram ». [Date de consultation : 2024-10-15]
The Brookings Institution. S.d. « About Us ». [Date de consultation : 2024-10-15]
Cable News Network (CNN). 2023-09-01. « Boko Haram Fast Facts ». [Date de consultation : 2024-10-28]
Canada. 2024-06-07. Ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile (Sécurité publique Canada, SPPCC). « Currently Listed Entities ». [Date de consultation : 2024-10-28]
États-Unis (É.-U.). 2024-04-22. Department of State. « Nigeria ». Country Reports on Human Rights Practices for 2023. [Date de consultation : 2024-10-08]
Human Rights Watch. 2024-01-11. « Nigeria ». World Report 2024: Events of 2023. [Date de consultation : 2024-10-08]
International Crisis Group (Crisis Group). 2024-03-28. JAS vs. ISWAP: The War of the Boko Haram Splinters. Africa Briefing N° 196. [Date de consultation : 2024-10-08]
Global Terrorism Database (GTD), National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (START), University of Maryland. S.d.a. « Frequently Asked Questions ». [Date de consultation : 2024-11-04]
Global Terrorism Database (GTD), National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (START), University of Maryland. S.d.b. « Overview of the GTD ». [Date de consultation : 2024-11-04]
Global Terrorism Database (GTD), National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (START), University of Maryland. S.d.c. Recherche dans la base de données : Year: « 2019 to 2020 », Country: « Nigeria », Perpetrator: « Boko Haram », Chart Results: « Attack Type ». [Date de consultation : 2024-11-04]
Global Terrorism Database (GTD), National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (START), University of Maryland. S.d.d. Recherche dans la base de données : Year: « 2019 to 2020 », Country: « Nigeria », Perpetrator: « Boko Haram », Chart Results: « Target Type ». [Date de consultation : 2024-11-06]
Global Terrorism Database (GTD), National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (START), University of Maryland. S.d.e. Recherche dans la base de données : Year: « 2019 to 2020 », Country: « Nigeria », Perpetrator: « Boko Haram ». [Date de consultation : 2024-11-06]
Professeur agrégé, University of Cincinnati. 2024-10-21. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
Rule of Law and Empowerment Initiative (Partners West Africa Nigeria - PWAN). 2024-10-26. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
Vanguard. 2024-10-08. Ikechukwu Nnochiri. « Statistics on Violence Against Children Alarming – FG ». [Date de consultation : 2024-10-16]
Autres sources consultées
Sources orales : agrégé supérieur de recherches en études africaines auprès d’un groupe de réflexion des États-Unis; codirecteur de l’initiative sur la sécurité en Afrique menée par un groupe de réflexion des États-Unis; professeur dans une université nigériane dont les travaux de recherche sont axés sur la criminalité transnationale et les menaces à la sécurité, y compris le terrorisme, les conflits violents et la criminalité organisée; professeur adjoint invité de sécurité transnationale, spécialiste de la politique africaine, des conflits internationaux et des études sur la sécurité dans une université des États-Unis; University of Maryland – National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism.
Sites Internet, y compris : Africa Institute of South Africa; African Association of Political Science; African Centre for the Constructive Resolution of Disputes; Austrian Red Cross – ecoi.net; Banque mondiale; Carnegie Endowment for International Peace; Council on Foreign Relations; Daily Independent; Daily Trust; États-Unis – African Centre for Strategic Studies, Congressional Research Service; Freedom House; Good Authority; The Guardian; The Guardian [Nigéria]; Institut d’études de sécurité; International Journal of Criminal Justice Sciences; Leadership; Nations Unies – Conseil des droits de l’homme, Programme des Nations Unies pour le développement; Observatory for Religious Freedom in Africa; Peace and Conflict Studies; Premium Times; The Punch; Reuters; The Soufan Center; United States Institute of Peace; Union africaine; Union européenne – European Union Agency for Asylum.