Réponses aux demandes d'information

​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

La base de données contient les RDI en français et anglais archivées depuis sept ans. Les RDI antérieures sont accessibles sur le site Web European Country of Origin Information Network.

Veuillez noter que certaines RDI contiennent des documents annexés qui ne sont pas accessibles ici en version électronique. Pour obtenir une copie d’un document annexé, veuillez en faire la demande par courriel.

8 juin 2022

CMR201034.EF

Cameroun : information sur les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage et le traitement qui leur est réservé, y compris s'il leur est possible de vivre seules et d'accéder au logement, au revenu, à l'éducation, aux soins de santé et aux services de soutien, particulièrement à Douala et à Yaoundé; les conséquences de la pandémie de COVID-19 (2020-mai 2022)

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada

1. Aperçu

Dans un article sur l'incidence du genre et du rôle de chef de famille dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, publié en 2018 dans Health Policy and Planning, une revue à comité de lecture (Oxford University Press s.d.), et fondé sur une enquête menée auprès de 550 ménages en avril et en mai 2016 dans les départements de Bui et de Donga-Mantung, Tessa Oraro et ses collaborateurs ont constaté que les ménages dirigés par des femmes étaient [traduction] « habituellement plus petits » et « plus susceptibles » de vivre en milieu rural (Oraro, et al. 13 nov. 2017, 165, 166).

1.1 Statistiques

D'après l'Enquête démographique et de santé du Cameroun (EDSC) menée en 2018 [1], 26,0 p. 100 des ménages camerounais étaient dirigés par des femmes, dont 23,4 p. 100 se trouvaient en milieu rural et 28,1 p. 100 en milieu urbain (INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 42). La même source présente les statistiques suivantes sur le pourcentage de femmes de 15 à 49 ans qui ont signalé avoir subi de la violence physique ou sexuelle :

Pourcentage des femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont subi des violences physiques
Depuis l'âge de 15 ans « Parfois » ou « [s]ouvent » au cours des 12 mois précédant l'enquête
Célibataire 30,3 % 12,8 %
En union 41,9 % 21,1 %
En rupture d'union (p. ex., par suite de veuvage, de divorce ou de séparation) 55,1 % 23,9 %

(INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 327, 402)

Pourcentage des femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont subi des violences sexuelles
Depuis l'âge de 15 ans Au cours des 12 mois précédant l'enquête
Célibataire 9,9 % 1,6 %
En union 13,6 % 7,2 %
En rupture d'union 21,8 % 7,4 %

(INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 404)

La même source souligne aussi que, parmi les femmes célibataires qui ont subi de la violence physique ou sexuelle, 28,8 p. 100 ont demandé de l'aide pour mettre fin à la violence, comparativement à 48,1 p. 100 des femmes en rupture d'union et à 35,4 p. 100 des femmes en union (INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 419).

1.2 Traitement réservé par la société

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, le Centre pour l'éducation et le développement des femmes rurales du Cameroun (Rural Women Center for Education and Development Cameroon – RuWCED), une ONG dont le siège est à Ndop dans la région du Nord-Ouest du Cameroun (RuWCED s.d.a) et qui milite pour les droits des femmes et des enfants vivant en milieu rural et pour leur accès à l'éducation et aux ressources (RuWCED s.d.b), a déclaré que, pour les femmes, le statut de célibataire est généralement [traduction] « humiliant sur les plans culturel et social », particulièrement pour les mères adolescentes ou les mères non mariées qui sont à la tête de leur ménage (RuWCED 25 mai 2022). La même source a fait observer que les femmes célibataires sont [traduction] « habituellement étiquetées » comme ayant un « mauvais caractère » ou quelque « problème » qui les « empêche » de trouver un mari, car le mariage est « hautement valorisé » dans la culture camerounaise (RuWCED 25 mai 2022). Par ailleurs, dans un article publié par une collaboratrice camerounaise sur YourCommonwealth, un site Internet créé par le Programme jeunesse du Commonwealth (Commonwealth Youth Programme) pour servir de [traduction] « plateforme d'expression pour les jeunes des pays du Commonwealth » sous la direction de « journalistes chevronnés » (Commonwealth Youth Programme s.d.), on peut lire que [traduction] « de nombreuses » femmes célibataires, « particulièrement celles à la fin de la vingtaine ou au début de la trentaine », subissent une « immense réprobation sociale » et se voient « régulière[ment] » demander pourquoi elles ne sont pas mariées ou où est leur époux (Feukeng 19 janv. 2022).

Pour obtenir des renseignements additionnels au sujet de la situation des femmes au Cameroun, particulièrement en ce qui a trait à la violence familiale, veuillez consulter la réponse à la demande d'information CMR201035 publiée en juin 2022.

2. Possibilité de s'installer ailleurs

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur la question de savoir s'il est possible pour les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage de s'installer ailleurs au Cameroun, notamment à Douala et à Yaoundé.

Les renseignements contenus dans le paragraphe suivant ont été fournis par le RuWCED :

[traduction] « [L]es femmes célibataires et les femmes chefs de ménage cherchent habituellement de l'aide auprès d'amis et de connaissances qui sont déjà établis dans les grandes villes » lorsqu'elles y déménagent. Une des « principales » difficultés consiste à trouver un endroit où rester pendant la recherche de logement et d'emploi. Certaines ont signalé avoir dormi dans la rue parce qu'elles ne connaissaient personne dans la ville qui avait de la place pour les accueillir. Il est « plus facile » pour une femme de s'installer ailleurs si elle connaît quelqu'un dans son domaine d'emploi (RuWCED 25 mai 2022).

3. Accès au logement et à la propriété

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur l'accès au logement et à la propriété pour les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage, particulièrement à Douala et à Yaoundé.

Les renseignements contenus dans le paragraphe suivant ont été fournis par le RuWCED, en réponse à une question sur l'accès au logement pour les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage :

[traduction] « [G]énéralement », il est « plus difficile » pour les femmes célibataires de trouver un logement « convenable ». Les propriétaires « tendent à douter de leur capacité de payer le loyer régulièrement », étant donné que les hommes ont « souvent » de meilleurs emplois que les femmes et touchent des salaires plus élevés. Avant de louer un logement à un locataire potentiel dont la capacité de payer est incertaine, par exemple une femme célibataire ou une femme chef de ménage, « la plupart » des propriétaires exigeront le versement immédiat de six mois de loyer. De plus, les propriétaires se renseignent « parfois » sur les moyens de subsistance des femmes pour éviter de louer un logement à des femmes qui travaillent dans l'industrie du sexe (RuWCED 25 mai 2022).

4. Accès à l'emploi et au revenu

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur l'accès à l'emploi et au revenu pour les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage au Cameroun.

Selon un rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT) consacré aux conséquences de la pandémie de COVID-19 sur l'emploi, les travailleurs du secteur non structuré, qui représentent plus de 90 p. 100 des personnes ayant un emploi, sont [traduction] « principalement des femmes » et sont « les plus directement touchées » par les baisses de revenus causées par la pandémie (Nations Unies déc. 2020, 1). D'après le RuWCED, [traduction] « [l]es femmes célibataires et les femmes à la tête de leur ménage sont très vulnérables », car « l'accès aux immobilisations est très compliqué » pour elles (RuWCED 25 mai 2022). L'EDSC de 2018 présente les statistiques suivantes sur l'emploi chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, en fonction de l'état matrimonial :

Accès des femmes à l'emploi en fonction de l'état matrimonial
État matrimonial A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête
Travaille actuellement Ne travaille pas actuellement
Célibataire 43,7 % 5,4 % 50,8 %
En rupture d'union 82,0 % 4,1 % 13,9 %
Actuellement en union 69,8 % 4,0 % 26,2 %

(INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 70)

Type d'occupation des femmes en fonction de l'état matrimonial
Cadre/directeur/gérant Employé de type administratif Personnel de service direct aux particuliers, commerçants et vendeurs Emploi manuel qualifié Emploi manuel non qualifié Agriculteur et ouvrier de l'agriculture
Célibataire 0,5 % 3,5 % 50,5 % 6,6 % 4,7 % 34,3 %
En rupture d'union 0,4 % 1,7 % 51,2 % 5,6 % 2,5 % 38,5 %
Actuellement en union 0,3 % 1,7 % 40,5 % 7,2 % 2,4 % 47,9 %

(INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 72)

4.1 Situation à Douala et à Yaoundé

Les renseignements contenus dans la section suivante ont été fournis par le RuWCED et porte sur la situation en matière d'emploi des femmes célibataires et des femmes à la tête de leur ménage qui déménagent dans de grandes villes francophones, y compris Douala et Yaoundé :

Pour ce qui est des emplois non spécialisés et du secteur non structuré, il n'est [traduction] « généralement » pas nécessaire que les femmes maîtrisent le français. Toutefois, ces emplois offrent de « faibles salaires » qui ne suffisent « habituellement » pas pour subvenir aux besoins de la famille. De plus, les travailleurs dans ces secteurs ne sont pas payés « de façon régulière », devant potentiellement attendre « de nombreux mois » avant de toucher leur salaire.

Faute d'une connaissance du français et d'un réseau social « adéquats », il peut s'avérer difficile pour les femmes de décrocher un emploi « non manuel » ou dans le secteur structuré; plus l'emploi appartient au secteur « structuré », plus il est nécessaire de maîtriser le français. Il est « plus facile » pour une femme de trouver du travail si elle connaît quelqu'un dans son domaine d'emploi. Pour les femmes ayant déjà acquis une expérience professionnelle, il est « relativement plus facile » de trouver un emploi, notamment dans des domaines tels que l'enseignement, où elles peuvent trouver du travail plus « facile[ment] » en raison de la « prolifération » des écoles de langue anglaise qui desservent les anglophones déplacés. En outre, celles qui étaient précédemment travailleuses autonomes (à titre de coiffeuses, couturières, petites commerçantes, maquilleuses, etc.) peuvent plus facilement lancer une nouvelle entreprise dans la ville, étant donné qu'il leur faut « peu » de capital de démarrage et qu'elles disposent déjà des instruments requis. Toutefois, les femmes propriétaires d'entreprises dans le secteur non structuré « éprouveront des difficultés » si elles ne parlent pas français, car leur clientèle est « largement » francophone (RuWCED 25 mai 2022).

5. Accès à l'éducation

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur l'accès à l'éducation pour les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage au Cameroun, particulièrement à Douala et à Yaoundé.

Selon ACAPS, un [traduction] « fournisseur d'informations indépendant » qui se spécialise dans « l'analyse et l'évaluation des besoins humanitaires » dans les situations de crise (ACAPS s.d.), qui s'appuie sur les propos d'ONG, de médias et d'autres sources, des [traduction] « groupes armés séparatistes » dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun [2] « ont imposé un boycottage » de l'éducation fondée sur le curriculum gouvernemental en 2017 et, en février 2021, la « plupart » des écoles dans ces régions demeuraient fermées (ACAPS 19 févr. 2021, 1).

En ce qui concerne l'accès aux services à Douala et à Yaoundé, y compris l'éducation, le RuWCED a déclaré que [traduction] « tous » les services publics sont « assez accessibles », même s'il se peut que les utilisateurs doivent payer pour y accéder (RuWCED 25 mai 2022). La même source a fait état de la [traduction] « prolifération » des écoles de langue anglaise desservant les anglophones déplacés à l'intérieur du pays (RuWCED 25 mai 2022). Pour ce qui est de la formation professionnelle, la source a ajouté que, dans certains cas, des parents pourraient être en mesure d'aider les femmes à accéder à une telle formation et que [traduction] « quelques » ONG offrent une formation gratuite aux femmes déplacées à l'intérieur de leur pays (RuWCED 25 mai 2022).

6. Accès aux soins de santé

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur l'accès aux soins de santé pour les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage au Cameroun, particulièrement à Douala et à Yaoundé.

L'EDSC de 2018 présente les statistiques suivantes sur les femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont déclaré avoir des « problèmes importants » d'accès aux soins de santé :

Problèmes d'accès aux soins de santé rencontrés par les femmes, en fonction de l'état matrimonial
Obtenir la permission d'aller se faire soigner Obtenir l'argent pour aller se faire soigner Distance jusqu'à l'établissement de santé Ne veut pas s'y rendre seule Au moins un problème d'accès aux soins de santé
Célibataire 34,2 % 62,1 % 34,4 % 29,8 % 68,2 %
En rupture d'union 33,2 % 74,9 % 43,3 % 25,7 % 78,2 %
En union 35,1 % 69,3 % 42,4 % 27,3 % 74,0 %

(INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 193)

En ce qui concerne Yaoundé et Douala, le RUWCED a déclaré que les services publics, y compris les soins de santé, sont [traduction] « assez accessibles », bien que tous les services doivent être « payés à la pièce » (RuWCED 25 mai 2022). La même source a ajouté que les frais exigés peuvent varier d'un établissement de soins de santé à l'autre et qu'il faut de [traduction] « l'expérience » pour savoir quels établissements sont plus abordables (RuWCED 25 mai 2022).

7. Accès aux services de soutien

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur l'accès aux services de soutien pour les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage au Cameroun, particulièrement à Douala et à Yaoundé.

Le RuWCED a fait remarquer que les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage ne disposent [traduction] « d'aucun soutien » gouvernemental lorsqu'elles s'installent à Douala ou à Yaoundé; ces femmes comptent plutôt d'abord sur des ONG et des réseaux familiaux et communautaires pour obtenir de l'aide (RuWCED 25 mai 2022).

8. Conséquences de la pandémie de COVID-19

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements au sujet des conséquences de la pandémie de COVID-19 sur les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage au Cameroun, particulièrement à Douala et à Yaoundé.

Dans un communiqué de presse au sujet de sa recherche sur les répercussions du conflit et de la pandémie de COVID19 sur les filles au Cameroun, Plan International, une organisation qui milite pour les droits des enfants et l'égalité des genres (Plan International s.d.), signale que la pandémie de COVID-19 a [traduction] « exacerbé » le conflit et la pauvreté dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun et que 90 p. 100 des participants à la recherche [3] ont invoqué le manque de revenus comme « facteur d'incitation à l'exploitation sexuelle », notamment sous la forme de mariage précoce et de mariage forcé (Plan International 24 mars 2021). La même source cite les propos de sa directrice de pays au Cameroun selon lesquels [traduction] « "la pression additionnelle causée par la pandémie de COVID-19 rend une situation déjà dangereuse [dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun] encore plus grave" » et « "les adolescentes et les jeunes femmes sont le plus durement touchées" » (Plan International 24 mars 2021). Dans le rapport de l'OIT, il est précisé que [traduction] « [l]es femmes ont une représentation relativement plus forte dans les microentreprises et, par conséquent, sont plus exposées aux risques économiques associés à l'application stricte des mesures de confinement » (Nations Unies déc. 2020, 7).

Les renseignements contenus dans le paragraphe suivant ont été fournis par le RuWCED et portent sur la situation à Douala et à Yaoundé :

La pandémie de COVID-19 a eu des répercussions [traduction] « négatives » sur les femmes célibataires et les femmes qui dirigent leur propre ménage, tant sur le plan mental que d'un point de vue pratique. Les femmes déclarent avoir peur de ce qui arrivera si elles contractent la COVID-19, étant donné qu'elles sont « les seules à subvenir aux besoins » de leurs familles. Les petites commerçantes ont choisi de se rendre moins souvent aux marchés locaux où elles achètent normalement des aliments en vrac afin de les revendre dans la ville; cela s'est traduit par des baisses de revenus et, « dans certains cas », des faillites. « Bon nombre » d'entre elles ont perdu leurs emplois, « particulièrement » celles qui travaillaient dans le secteur de l'éducation privée. De plus, les fermetures d'école ont entraîné des responsabilités additionnelles au chapitre de la garde d'enfants et de l'enseignement à domicile, augmentant du même coup le stress ressenti par les femmes qui dirigent leur propre ménage (RuWCED 25 mai 2022).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Notes

[1] L'Enquête démographique et de santé du Cameroun (EDSC) de 2018 a été menée du 16 juin 2018 au 19 janvier 2019 par l'Institut national de la statistique (INS) et le ministère de la Santé publique du Cameroun; ICF, une organisation internationale qui offre [traduction] « des services consultatifs et numériques » à une clientèle des secteurs privé et public et qui coordonne la « plus importante enquête sur la santé dans le monde » (ICF s.d.), a fourni l'assistance technique (INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 2). L'EDSC s'inscrivait dans le programme mondial des enquêtes démographiques et de santé (Demographic Health Surveys – DHS), un projet financé par l'Agence américaine pour le développement international (US Agency for International Development – USAID) dont l'objectif est de [traduction] « fournir un soutien et une assistance technique aux pays du monde entier pour la réalisation des enquêtes sur la population et la santé » (INS du Cameroun et ICF févr. 2020, 2).

[2] D'après Plan International :

[version française de Plan International]

[l]es régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont plongées dans la crise depuis fin 2016. Après un départ sous forme de revendications corporatistes, le conflit s'est en un an propagé sur l'ensemble des deux régions, les séparatistes revendiquant que cette zone devait former un État indépendant appelé « Ambazonie ». Les affrontements entre les forces de défense gouvernementales et les groupes armés non étatiques (GANE) ont conduit à de fréquents barrages routiers, […] au meurtre aveugle de civils, au pillage et à la destruction de biens, perpétrés selon les dires aussi bien par l'armée gouvernementale que par les GANE (Plan International 23 mars 2021, 3).

[3] À l'aide de discussions de groupe focalisées et d'autres outils de consultation participative, Plan International a interrogé plus de 400 adolescentes dans neuf divisions des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, 299 parents et aidants adultes ainsi que 79 travailleurs humanitaires dans la région (Plan International 23 mars 2021, 6).

Références

ACAPS. 19 février 2021. Cameroon: The Education Crisis in the Northwest and Southwest Regions. [Date de consultation : 6 juin 2022]

ACAPS. S.d. « In Short ». [Date de consultation : 7 juin 2022]

The Commonwealth Youth Programme. S.d. « About Us ». YourCommonwealth. [Date de consultation : 30 mai 2022]

Feukeng, Luchelle. 19 janvier 2022. « Single Women in Cameroon ». YourCommonwealth, The Commonwealth Youth Programme. [Date de consultation : 30 mai 2022]

ICF. S.d. « Who We Are ». [Date de consultation : 26 mai 2022]

Institut national de la statistique (INS), Cameroun, et ICF. Février 2020. Enquête démographique et de santé 2018. [Date de consultation : 26 mai 2022]

Nations Unies. Décembre 2020. Organisation internationale du travail (OIT). Cameroon - Rapid Evaluation of the Impact of COVID-19 on Employment and the Labour Market in Cameroon. [Date de consultation : 30 mai 2022]

Oraro, Tessa, et al. 13 novembre 2017. « The Influence of Gender and Household Headship on Voluntary Health Insurance: The Case of North-West Cameroon ». Health Policy and Planning. Vol. 33, no 2. [Date de consultation : 26 mai 2022]

Oxford University Press. S.d. « About Health Policy and Planning ». [Date de consultation : 2 juin 2022]

Plan International. 24 mars 2021. « Conflict and COVID-19 Severely Impacting Girls' Security, Education, Health ». [Date de consultation : 30 mai 2022]

Plan International. 23 mars 2021. Listen to Us: Adolescent Girls in North West South West Cameroon on Conflict and COVID-19. [Date de consultation : 7 juin 2022]

Plan International. S.d. « About Plan International ». [Date de consultation : 30 mai 2022]

Rural Women Center for Education and Development Cameroon (RuWCED). 25 mai 2022. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Rural Women Center for Education and Development Cameroon (RuWCED). S.d.a. « Contact ». [Date de consultation : 25 mai 2022]

Rural Women Center for Education and Development Cameroon (RuWCED). S.d.b. « Our Mission ». [Date de consultation : 25 mai 2022]

Autres sources consultées

Sources orales : African Women's Association; Association camerounaise des femmes juristes; Association de lutte contre les violences faites aux femmes; Association pour la prévention des violences conjugales et familiales; CARE International; Centre for Human Rights and Democracy in Africa; Child Care Cameroon; International Federation of Women Lawyers Cameroon; Nations Unies – PNUD; professeur agrégé d'études sur le genre dans une université camerounaise; Reach Out Cameroon.

Sites Internet, y compris : The Advocates for Human Rights; Al Jazeera; Amnesty International; Associated Press; Australie – Department of Foreign Affairs and Trade; BBC; Bertelsmann Stiftung; Cameroon tribune; CARE International; Danemark – Danish Immigration Service; ecoi.net; États-Unis – Department of State, Library of Congress; Factiva; France – Office français de protection des réfugiés et apatrides; Freedom House; The Guardian; Human Rights Watch; Minority Rights Group International; Nations Unies – Comité des droits économiques, sociaux et culturels, Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, PNUD, Refworld; The New Humanitarian; Norvège – Landinfo; Norwegian Refugee Council; Organisation de coopération et de développement économiques; Organisation suisse d'aide aux réfugiés; The Organization for World Peace; Pays-Bas – Ministry of Foreign Affairs; Radio France internationale; Royaume-Uni – Home Office; Suède – Swedish Migration Agency; Transparency International Cameroon; Voice of America.