Guyana : information sur le Parti populaire progressiste/civique (People’s Progressive Party/Civic – PPP/C), y compris sur ses dirigeants, ses membres, ses objectifs et ses activités; information sur les exigences et la marche à suivre pour devenir membre du parti, y compris sur les documents délivrés aux membres; information sur les relations avec les autorités et les autres partis, en particulier avec Un partenariat pour l’unité nationale (A Partnership for National Unity – APNU); information sur les mécanismes de protection offerts par l’État (2014-septembre 2018)
1. Aperçu
Des sources affirment que le Guyana est divisé politiquement entre deux groupes ethniques (Al Jazeera 1er déc. 2011; The New York Times 20 oct. 2017), soit [traduction] « les personnes d’origine africaine, qui ont tendance à appuyer [Un partenariat pour l’unité nationale (A Partnership for National Unity – APNU)] [1], et [les] personnes d’origine indienne, qui ont généralement appuyé le [Parti populaire progressiste/civique (People’s Progressive Party/Civic – PPP/C)] » (Al Jazeera 1er déc. 2011). Le New York Times explique que le parti politique Alliance pour le changement (Alliance for Change – AFC), fondé en 2004 par des [traduction] « transfuges des deux principaux partis », [traduction] « cherche à dépasser les clivages raciaux et a obtenu le soutien d’Afro-Guyanais, d’Indo-Guyanais et de membres des groupes autochtones » (The New York Times 17 janv. 2015).
Selon Al Jazeera, les Afro-Guyanais et les Indo-Guyanais [traduction] « coexistent pacifiquement la plupart du temps » (Al Jazeera 1er déc. 2011). Des sources soulignent que les Afro-Guyanais se [traduction] « plaignent » de marginalisation (Reuters 15 mai 2015) ou d’un manque de possibilités, y compris dans le domaine de l'emploi (Al Jazeera 1er déc. 2011). Des sources font observer que le Guyana connaît des tensions ethniques (Al Jazeera 1er déc. 2011; Reuters 15 mai 2015; The Carter Center s.d.) et [traduction] « de la violence occasionnelle entre les citoyens d’origine indienne et ceux d’origine africaine » (Reuters 15 mai 2015). Al Jazeera souligne que les [traduction] « tensions raciales ont déclenché des émeutes et du pillage par le passé, en particulier pendant les élections » (Al Jazeera 1er déc. 2011).
Des sources affirment que le PPP/C a dirigé le Guyana pendant 23 ans, jusqu’en 2015, lorsqu’il a perdu les élections contre une coalition entre l’APNU et l’AFC dirigée par David Granger (BBC 4 janv. 2018; Reuters 15 mai 2015; journaliste principal 13 sept. 2018). La BBC souligne que Granger, qui a gagné les élections présidentielles de 2015, avait créé une coalition entre l’APNU et l’AFC pour [traduction] « mettre fin à la politique divisée par les tensions raciales » (BBC 21 mai 2015). Des sources attirent l’attention sur le fait que le chef du PPP/C à l’époque, Donald Ramotar, a déclaré que les élections de 2015 ont été truquées (Reuters 15 mai 2015; Guyana Chronicle 15 mai 2015; Caribbean360 15 mai 2015). Freedom House a souligné que [traduction] « la passation du pouvoir [après les élections de 2015] s’est fait en douceur et pacifiquement » (Freedom House 2018). Des sources font état du fait que le PPP/C est à l’heure actuelle un parti de l’opposition (Political Handbook of the World 2017, 620; Demerara Waves 6 sept. 2018). Au cours d’un entretien téléphonique avec la Direction des recherches, un journaliste principal de Kaieteur News, un quotidien guyanais appartenant à des intérêts privés, a affirmé que le PPP/C détient 32 des 65 sièges à l’Assemblée nationale (journaliste principal 13 sept. 2018).
2. Dirigeants et structure
Selon des sources, Bharrat Jagdeo est le secrétaire général du PPP/C (iNews Guyana 7 janv. 2017; Stabroek News 19 juill. 2018; Transparency Institute Guyana Inc. 18 sept. 2018). Des sources soulignent que Bharrat Jagdeo est un ancien président du Guyana (The Carter Center 17 mai 2017, 141; Kaieteur News 27 juin 2018; Jamaica Observer 7 mars 2017).
Des sources expliquent que le PPP/C est composé d'un comité central, d'un comité exécutif (Stabroek News 19 juill. 2018; iNews Guyana 7 janv. 2017; PPP/C 12 août 2008) et d'un secrétariat (iNews Guyana 7 janv. 2017; PPP/C 12 août 2008). Selon des sources, le comité central compte 35 sièges (iNews Guyana 7 janv. 2017; Stabroek News 19 juill. 2018). Plusieurs sources soulignent que les personnes suivantes, entre autres, sont des représentants membres du PPP/C :
- Bharrat Jagdeo (iNews Guyana 7 janv. 2017; journaliste principal 13 sept. 2018; Transparency Institute Guyana Inc. 18 sept. 2018);
- Gail Teixeira (iNews Guyana 7 janv. 2017; journaliste principal 13 sept. 2018; Transparency Institute Guyana Inc. 18 sept. 2018);
- Anil Nandalall (Transparency Institute Guyana Inc. 18 sept. 2018);
- Juan Edghill (Transparency Institute Guyana Inc. 18 sept. 2018);
- Irfaan Ali (iNews Guyana 7 janv. 2017; journaliste principal 13 sept. 2018);
- Zulfikar Mustapha (iNews Guyana 7 janv. 2017; journaliste principal 13 sept. 2018).
D’après des sources, le comité exécutif compte 15 membres (Stabroek News 19 juill. 2018; iNews Guyana 7 janv. 2017).
Au dire du journaliste principal de Kaieteur News,
[traduction]
[l]e PPP/C est une machine politique moderne. Il est très bien organisé et très bien financé; il obtient également des fonds de la diaspora. Le PPP/C utilise bien la propagande et gère bien ses interactions avec la population. Par exemple, le PPP/C a une forte présence dans les médias sociaux. Sa présence est également forte dans les médias traditionnels, y compris à la télévision et à la radio. Le parti a une forte influence sur les canaux télévisuels 65, 69 et 28. Le PPP/C est propriétaire du journal Guyana Times (journaliste principal 13 sept. 2018).
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d'autres renseignements allant dans le même sens.
3. Membres
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement sur les exigences et la marche à suivre pour devenir membre du PPP/C ni sur les documents délivrés aux membres.
4. Traitement réservé par les autorités et les membres des autres partis politiques
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur le traitement réservé par les autorités et les membres des autres partis aux membres du PPP/C.
Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, le président de Transparency Institute Guyana Inc., organisation locale affiliée à Transparency International, en réponse à une question concernant le traitement réservé par les autorités aux membres du PPP/C, a écrit que
[traduction]
selon une perception élémentaire dans la société — attribuable à la composition des partis politiques, aux déclarations de certains politiciens, aux régions où les partis concentrent leurs efforts et aux habitudes de vote de la population —, les [Indo-Guyanais] sont affiliés au PPP/C ou en sont des partisans et les Afro-Guyanais sont affiliés à la composante APNU de la coalition APNU-AFC ou en sont des partisans. Cela peut donner lieu à des préjugés sur le plan individuel selon la personne qui représente « les autorités ». Les mauvais traitements ou les traitements ainsi perçus commis par les autorités sont donc probablement spontanés plutôt que systématiques et sont fondés sur l’interaction entre les origines ethniques des personnes en cause. Cela ne signifie pas que cela n’arrive pas, mais cela signifie plutôt que nous ne sommes pas en mesure de conclure que les autorités réservent quelque traitement particulier que ce soit aux membres et aux partisans du PPP/C (Transparency Institute Guyana Inc. 18 sept. 2018).
Au dire du journaliste principal de Kaieteur News,
[traduction]
[l]e gouvernement actuel […] met en œuvre de nombreuses lois et de nombreux règlements pour mettre un frein aux ententes commerciales et aux concessions marquées par la corruption. Le gouvernement actuel a lancé un certain nombre de vérifications judiciaires pour enquêter sur des allégations de corruption relativement à des ententes commerciales au sein du système national d’approvisionnement. Ils ont constaté que les conclusions étaient alarmantes et ont donc remis les vérifications judiciaires à la police pour qu’elle enquête sur ces ententes et ces crimes en lien, par exemple, avec le trafic d’or, le blanchiment d’argent, etc. L’[Unité spéciale contre le crime organisé (Special Organized Crime Unit – SOCU)] est une unité spéciale de la police qui enquête sur ces ententes depuis 2015 et 2016, y compris sur des crimes en lien avec le blanchiment d’argent. Il se trouve que de nombreux membres de l’ancien gouvernement du PPP/C sont liés aux ententes faisant l’objet d’enquêtes. Une de ces enquêtes, appelée Pradoville Probe, concerne l’acquisition de terres par des personnes associées à l’ancien président Jagdeo. Étant donné que de nombreuses entreprises scrutées par ces enquêtes appartiennent à des Indo-Guyanais, certains pensent que les enquêtes visent seulement les Indo-Guyanais. Toutefois, des personnes bien connues de tous les horizons et de l’ensemble du spectre politique mêlées à ces ententes commerciales sont examinées de près. Ultimement, peu de personnes accusées de corruption ont été déclarées coupables, car les institutions de l’État ont peu de moyens pour mener les enquêtes et amasser les éléments de preuve (journaliste principal 13 sept. 2018).
D’après le président du Transparency Institute Guyana Inc.,
[traduction]
[l]es tentatives pour lutter contre la corruption de l’ancien gouvernement ont fait en sorte que plusieurs membres du PPP/C ont été interrogés par la [SOCU] et que certaines personnes en poste dans divers ministères ont été placées en congé administratif pour faciliter les enquêtes. Certaines enquêtes ne sont pas terminées et bon nombre des personnes en cause demeurent en congé.
Le PPP/C et ses membres subissent des pressions pour expliquer la richesse générée pendant leur mandat et l’utilisation des ressources de l’État pendant cette période (Transparency Institute Guyana Inc. 18 sept. 2018).
Des médias rapportent que des membres du PPP/C, y compris l’ancien président Jagdeo, ont été arrêtés par la police en mars 2017 dans le cadre de l’enquête sur l’acquisition de terres par plusieurs anciens ministres et membres du gouvernement précédent (Jamaica Observer 7 mars 2017; Caribbean National Weekly 8 mars 2017). Des sources soulignent que la police a plus tard libéré certains membres du PPP/C, y compris M. Jagdeo (Jamaica Observer 7 mars 2017; Demerara Waves 7 mars 2017).
Selon le journaliste principal de Kaieteur News, [traduction] « très peu de manifestations politiques donnent lieu à de la violence policière » au Guyana (journaliste principal 13 sept. 2018). Selon Freedom House, en septembre 2017, [traduction] « des partisans principalement du PPP/C ont participé à des manifestations soutenues contre la privatisation d’une usine de sucre » et il n’y a pas eu [traduction] « d’interférence de la part des autorités ou de qui que ce soit d’autre » (Freedom House 2018).
5. Mécanismes de protection offerts par l’État
D’après le journaliste principal de Kaieteur News,
[traduction]
[e]n général, les gens [au Guyana] ne font pas confiance à la police, car ils ont le sentiment que la police accepte des pots-de-vin. Même si le niveau de respect et les sentiments à l’égard de la police s’améliorent, certains ressentent encore que la police est corrompue. Au cours des dernières années, de nombreux policiers ont été accusés d’inconduite et la force policière est de plus en plus saine.
Traditionnellement, depuis les années 1960, les policiers sont surtout des Afro-Guyanais. Même si les Afro-Guyanais sont encore prédominants dans la force policière, il est difficile de généraliser ou de déterminer leur position politique. La force policière compte des agents qui appuient des partis politiques différents (journaliste principal 13 sept. 2018).
Concernant les institutions de l’État qui pourraient offrir une protection des droits de la personne, la même source a affirmé ce qui suit :
[traduction]
[I]l y a l’Association des droits de la personne du Guyana (Guyana Human Rights Association). C’est toutefois l’affaire d’une seule personne. L’organisation n’est pas efficace et ne réussit pas à protéger et promouvoir les droits de la personne. En ce qui concerne la surveillance des actes répréhensibles et des violations des droits de la personne, la société elle-même est vigilante. Les médias, y compris les journaux, font également preuve de vigilance à l’égard des actions du gouvernement, tant ceux du gouvernement précédent dirigé par le PPP/C que ceux du gouvernement actuel. Les médias en général sont critiques à l’endroit de tous les partis politiques. Le protecteur du citoyen apprend maintenant comment mener ses activités — il s’agit d’une ressource sous-utilisée, car les gens croient qu’elle ne les mènera nulle part. Le Guyana compte de nombreux organismes de haut niveau, y compris la Commission des plaintes contre la police (Police Complaints Authority), la Commission des services publics (Public Utilities Commission) et la Commission des marchés publics (Public Procurement Commission) (journaliste principal 13 sept. 2018).
Selon le président de Transparency Institute Guyana Inc.,
[traduction]
[l]a protection offerte par l’État aux victimes de crime et de violence est généralement de piètre qualité et tous y ont un accès semblable. Malgré cela, la corruption peut intervenir en faveur des personnes qui ont plus de ressources ou de meilleurs contacts (Transparency Institute Guyana Inc. 18 sept. 2018).
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d'autres renseignements allant dans le même sens.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.
Note
[1] Selon le Political Handbook of the World, Un partenariat pour l’unité nationale (A Partnership for National Unity – APNU) [traduction] « est une alliance entre le Parti action guyanaise (Guyana Action Party – GAP), le Parti justice pour tous (Justice for All Party – JFAP), l’Alliance front national (National Front Alliance – NFA), Réforme du Congrès national du peuple (People’s National Congress Reform – PNCR) et l’Alliance des travailleurs (Working People’s Alliance – WPA) » (Political Handbook of the World 2017, 619).
Références
Al Jazeera. 1er décembre 2011. « Ruling Party Wins Presidency in Guyana ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
British Broadcasting Corporation (BBC). 4 janvier 2018. « Guyana Profile – Timeline ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
British Broadcasting Corporation (BBC). 21 mai 2015. « Guyana Profile – Leaders ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
Caribbean360. 15 mai 2015. « Outgoing Guyana President Alleges Voting Rigged as Opposition Coalition Wins Election ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
Caribbean National Weekly. 8 mars 2017. « Bharrat Jagdeo, Other Opposition Members Arrested in Guyana ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
The Carter Center. 17 mai 2017. 2015 General and Regional Elections in Guyana. [Date de consultation : 12 sept. 2018]
The Carter Center. S.d. « Guyana ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
Demerara Waves. 6 septembre 2018. Denis Chabrol. « Jagdeo Floats Idea of United Nations Conducting Guyana’s General Elections ». [Date de consultation : 13 sept. 2018]
Demerara Waves. 7 mars 2017. Denis Chabrol. « Updated: Jagdeo, Luncheon, Robert Persaud Arrested, Released; Others Still Detained ». [Date de consultation : 13 sept. 2018]
Freedom House. 2018. « Guyana ». Freedom in the World 2018. [Date de consultation : 13 sept. 2018]
Guyana Chronicle. 15 mai 2015. « PPP/C Claims Elections ‘Rigged’ - Calls for Total Recount of Ballots ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
iNews Guyana. 7 janvier 2017. « Jagdeo Elected New General Secretary of PPP ». [Date de consultation : 13 sept. 2018]
Jamaica Observer. 7 mars 2017. « Former President, Government Officials Arrested in Guyana ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
Journaliste principal, Kaieteur News. 13 septembre 2018. Entretien téléphonique avec la Direction des recherches.
Kaieteur News. 27 juin 2018. Abena Rockcliffe-Campbell. « Jagdeo Cannot be Prime Minister Either - Prominent Attorney Explains ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
The New York Times. 20 octobre 2017. Liz Robbins et Neil Marks. « Power, Corruption and Murder Roil Little Guyana ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
The New York Times. 17 janvier 2015. Girish Gupta. « A Multiethnic Movement Emerges in Guyana to Counter Politics-as-Usual ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
People’s Progressive Party/Civic (PPP/C). 12 août 2008. « Press Statement. PPP General Secretary, Executive Committee Elected ». [Date de consultation : 13 sept. 2018]
Political Handbook of the World 2016-2017. 2017. « Guyana ». Sous la direction de Thomas Lansford. Washington, DC : CQ Press. [Date de consultation : 13 sept. 2018]
Reuters. 15 mai 2015. « Guyana Opposition Wins Election in First Change of Government for 23 Years ». [Date de consultation : 12 sept. 2018]
Stabroek News. 19 juillet 2018. « PPP to Name Presidential Candidate Before Local Govt Polls ». [Date de consultation : 13 sept. 2018]
Transparency Institute Guyana Inc. 18 septembre 2018. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches par le président.
Autres sources consultées
Sources orales : The Carter Center; Guyana Chronicle; Guyana Legal Aid Clinic; Guyana Times; Nations Unies – Mission au Guyana, Programme de développement au Guyana; People’s Progressive Party/Civic; Progressive Youth Organization; Save Abee Foundation; Stabroek News; universitaires se spécialisant sur les questions politiques touchant au Guyana.
Sites Internet, y compris : Amnesty International; Canadian Broadcasting Corporation; ecoi.net; États-Unis – Department of State; The Guardian; Guyana Times; Guyana – Department of Public Information, Guyana Police Force, Ministry of the Presidency, Ministry of Public Security, Mission in Ottawa; Human Rights Watch; Nations Unies – Mission au Guyana, Programme de développement au Guyana, Refworld; Transparency International.