Réponses aux demandes d'information

​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

La base de données contient les RDI en français et anglais archivées depuis sept ans. Les RDI antérieures sont accessibles sur le site Web European Country of Origin Information Network.

Veuillez noter que certaines RDI contiennent des documents annexés qui ne sont pas accessibles ici en version électronique. Pour obtenir une copie d’un document annexé, veuillez en faire la demande par courriel.

31 août 2016

SOM105590.EF

Somalie : information sur le clan Ajuran, y compris sa répartition géographique et son affiliation clanique; information indiquant s’il s’agit d’un clan minoritaire; information sur le traitement réservé à ses membres; les affrontements armés signalés avec le clan Ogaden; les cas signalés de membres des Ajuran pris pour cible par al-Shabaab (2014-juillet 2016)

Direction des recherches, Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

1. Répartition géographique

Les membres du groupe ethnique Ajuran [Ajuuraan, Ujeran, Meqere] de la Somalie sont décrits par des sources comme étant des pasteurs (doctorant 31 juill. 2016; Ambroso mars 2002, 12). Selon un rapport publié en 2011 par le Centre norvégien d’information sur les pays d’origine (Norwegian Country of Origin Information Centre - LandInfo), les Ajuran parlent un [traduction] « dialecte Benaadir » appelé « af-ajuraan », un « dialecte du centre de la Somalie » (Norvège 22 juill. 2011, 13-14, 20). Des sources précisent que les Ajuran habitent les régions suivantes :

  • Gedo, MoyenJuba, régions de Bay (Somalia CEWERU déc. 2013, 18) et BasJuba (ibid., 33), y compris :
    • région de Hiraan (Norvège 22 juill. 2011, 13);
    • district de Dhinsoor (ibid.; AFP 12 avr. 2007), environ 270 kilomètres à l’ouest de Mogadiscio (ibid.), région de Bay (Radio Banaadir 11 avr. 2007);
    • districts de Saakow et Bu’aale dans le Moyen-Juba (Norvège 22 juill. 2011, 13; Somalia CEWERU déc. 2013, 31);
    • district de Jilib dans le Moyen-Juba, un district qui était sous l’emprise d’al-Shabaab en 2013 (ibid.). La région a également été décrite comme étant le [traduction] « quartier général » d’al-Shabaab en 2013 (ACLED avril 2013, 2);
  • Nord-Est du Kenya (Ambroso mars 2002, 12; Raxanreeb 17 avr. 2015), plus précisément :
    • comté de Wajir dans le Nord-Est du Kenya, dominé par les clans Ajuran, Degodia et Ogaden (The Nation 26 janv. 2012; DRC août 2014, 30).

Une carte des régions de la Somalie et du Nord-Est du Kenya habitées par les Ajuran est annexée à la présente réponse.

Pour ce qui est de la représentation politique à l’échelle fédérale, Minority Rights Group International (MRG) précise que les Ajuran se sont vu attribuer deux sièges au parlement au titre du système de partage du pouvoir entre les clans majoritaires et minoritaires, appelé [traduction] « "formule 4.5" » (MRG oct. 2010).

2. Affiliation clanique et généalogie

Pour obtenir des renseignements au sujet des antécédents historiques des Ajuran, voir les réponses aux demandes d’information SOM17470 (mai 1994) et SOM17551 (juin 1994).

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un doctorant de l’Université d'Oxford spécialisé dans les études somaliennes et les conflits entre clans et qui effectue des travaux de recherche sur le terrain en Somalie, a déclaré que les Ajuran faisaient anciennement partie des Hawiye, mais qu’ils se sont [traduction] « détachés » des Hawiye vers la fin du 17e siècle et le début du 18e siècle (doctorant 20 août 2016). D’autres sources décrivent les Ajuran ainsi :

  • [traduction] « souvent considérés comme faisant partie des Hawiye » (ACCORD déc. 2009, 20); [traduction] « associés des Hawiye » (Groupe de la Banque mondiale janv. 2005, 56) ou [traduction] « clan allié » des Hawiye (Ambroso mars 2002, 11-12);
  • sous-clan des Hawiye (ibid.; Somaliland Press 21 mai 2015; ITPCM déc. 2013, 14; Abbink 2009, 28);

D’après The Total Somali Clan Genealogy produit par le Centre des études africaines (African Studies Centre) de l’Université de Leyde aux Pays-Bas, le lignage des Ajuran descend comme suit des Hawiye : Hawiye (famille clanique) - Bah Girel (division/parenté clanique) - Jambelle [Jambeele] (clan) - Ajuran (sous-clan) (Abbink 2009, 26-29). Les sous-groupes qui forment la lignée descendante des Ajuran sont : Garen, Gelberis, Yibidalla, Gashe, Dulhata et Waqle (ibid., 28).

Le clan Hawiye est décrit dans un article publié sur le site de nouvelles de la Somaliland Press comme étant [traduction] « prédominant dans le Sud de la Somalie, à Mogadiscio, la capitale, de même que dans les villes principales de Merka et Kismayo » (Somaliland Press 21 mai 2015).

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un chercheur de MRG dont les travaux portent sur la Somalie a expliqué que les Ajuran constituent un sous-clan d’un clan majeur, et qu’ils ne sont pas considérés comme étant une minorité par MRG (MRG 18 août 2016). Le doctorant a affirmé que les Ajuran [traduction] « n’ont aucun défenseur » à qui se rattacher pour obtenir une protection clanique plus étendue (doctorant 31 juill. 2016). La même source a expliqué que « le fait d’être affilié à un clan "noble" plus important ne signifie pas forcément que celuici assurera votre protection » (ibid. 20 août 2016). Il a en outre fait observer que « même ceux qui entretiennent des liens avec un clan majeur ou qui bénéficient d’une affiliation plus large peuvent être une minorité au sein de la majorité, ou une minorité au sein de la minorité » (ibid.). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement additionnel sur la disponibilité d’une protection clanique élargie pour les Ajuran.

3. Affrontements signalés avec les Ogaden et d'autres clans

Des sources signalent que le Jubbaland est une région du Sud de la Somalie créée en 2013 à la suite d’une initiative locale entreprise par 500 représentants régionaux (AMISOM s.d.; É.U. 13 avr. 2016, 28); ce n’est cependant qu’en août 2013 qu’il a été reconnu par le gouvernement fédéral (ibid.). Dans un profil de la ville de Kismayo située dans le Jubbaland, la Mission de l’union africaine en Somalie (Africa Union Mission in Somalia – AMISOM) précise que le Jubbaland est constitué de la région de Gedo, du Moyen-Juba et du Bas-Juba [des endroits où vivent les Ajuran – voir la section 1] et que les [traduction] « clans majeurs » dans la région sont les Ogaden, les Harti, les Mirifle (Rahanweyn), les Marehan, les Galja’el, les Sheekhaal, les Awramleh, les Jareer (Bantu) et les Bajun (ibid.).

Selon l’International Crisis Group, [traduction] « la possibilité d’un État semi-autonome dans le Sud de la Somalie, dominé politiquement par les Ogaden, pourrait ne pas être accueillie favorablement par les clans minoritaires marginalisés du Nord-Est du Kenya, tels que les Ajuran et les Degodia [somaliens] » (15 févr. 2012, 13). Le doctorant a expliqué que [traduction] « les Ajuran sont depuis longtemps à couteaux tirés avec les Ogaden en Somalie et au Kenya » ainsi qu’avec les Boran et d’autres communautés voisines (doctorant 31 juill. 2016). La même source ajoute que les Ajuran sont « marginalisés dans les régions méridionales de la Somalie, surtout au Jubbaland » (ibid. 20 août 2016). Il a en outre expliqué que, depuis la création en 2013 du Jubbaland, un « mini-État » somalien « dominé par le clan Odaden des Darood », de nombreux clans moins puissants et moins nombreux dans la région, comme les Sheekhaal, les Gaalje’el, les Awramaleh, les Ajuran et les Degodiye, font l’objet de « marginalisation politique et d’exclusion économique » (ibid. 31 juill. 2016).

Il ressort d’une évaluation des conflits produite par l’Unité d’alerte et d’intervention rapide en cas de conflits de la Somalie (Somalia Conflict Early Warning Early Response Unit - Somalia CEWERU) que les Ajuran qui vivent dans la région de Gedo [Jubbaland] sont décrits comme étant un [traduction] « groupe social minoritaire » qui s’estime « marginalisé par les Marehan sur les plans politique, économique et militaire » (Somalia CEWERU déc. 2013, 17).

Des sources signalent que le dirigeant de la milice de la brigade Ras Kamboni (Ras Kamboni Brigade - RKB) [laquelle est dirigée par un membre du clan Ogaden/Darood (Somalia CEWERU déc. 2013, 36)] a été choisi pour diriger la région du Jubbaland en 2013 (ibid.; É.U. 13 avr. 2016, 28). Des clans s’y opposant ont organisé des attaques perpétrées par des milices, ce qui donné lieu à de la violence (Human Rights Watch 25 juin 2013; É.U. 13 avr. 2016, 28) et à des déplacements, et fait 80 visvtimes civiles (ibid.). Selon Human Rights Watch, les affrontements opposaient principalement les milices claniques de Ras Kamboni, d’Ormale et de Gaaljecel (25 juin 2013). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement précis sur la participation des Ajuran ni sur les répercussions sur ceux-ci.

Le doctorant a déclaré qu’il n’était pas au courant de cas signalés où des membres du clan Ajuran auraient été assassinés au motif précis de leur appartenance clanique (doctorant 31 juill. 2016).

Des sources signalent les incidents suivants impliquant les Ajuran :

  • En 2007, 18 personnes ont été tuées durant des affrontements entre les clans Ajuran et Geledi à Dhinsoor, dans la région de Bay (Radio Banaadir 11 avr. 2007; AFP 12 avr. 2007).
  • Un conflit intermittent, inactif, mais irrésolu entre les clans Ajuran et Absame (Darood) dans le district de Bu’ale dans le MoyenJuba, au sujet de la représentation politique en 2013 (Somalia CEWERU déc. 2013, 31).
  • En 2016, Radio Shabelle a signalé que les Ajuran condamnaient le gouvernement fédéral au motif de s’être [traduction] « ingéré dans [leurs] affaires internes » (Radio Shabelle 1er juill. 2016).

Des sources précisent en outre que les Ajuran ont été impliqués dans un conflit opposant des clans dans les régions frontalières du Kenya où résident des clans somaliens; parmi ces incidents, notons :

  • des conflits de longue date avec les Degodi [Degodiye, Degodia, Dagodiye] au Kenya et les Garre (Ambroso mars 2002, 12; DRC août 2014, 105);
  • des affrontements opposant les Ajuran et les Degodia [traduction] « en ce qui a trait au contrôle des ressources » près de Moyale (Hiraan Online 6 août 2015);
  • en 2012, des incidents armés et des affrontements mineurs frontaliers avec des sous-clans de la plus vaste tribu des Ogaden à Wajir (DRC août 2014, 109); ou des [traduction] « conflits transfrontaliers entre clans » près de Wajir (Somalia CEWERU déc. 2013, 18);
  • en 2015, les clans somaliens Ajuran et Degodia se sont affrontés dans la région de Moyale dans le Nord-Est du Kenya, causant la mort de 6 personnes (Hiraan Online 6 août 2015).

4. Al-Shabaab

Somalia CEWERU fait observer que, dans la région de Gedo contrôlée par al-Shabaab depuis 2008, des assassinats ciblés sont perpétrés à l’endroit de [traduction] « toute personne perçue comme s’opposant à l’organisation » (déc. 2013, 19). Le doctorant a de même expliqué qu’al-Shabaab [traduction] « cible aléatoirement des clans » à des fins de recrutement et d’extraction de ressources (31 juill. 2016). La même source a en outre affirmé que des membres du clan Degodia ont été harcelés à des fins de recrutement et que les Degodia qui sont ciblés parce qu’ils représentent un intérêt en matière de recrutement et de ressources sont principalement ceux vivant le long de la frontière avec le Kenya (ibid. 29 août 2016). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement allant dans le même sens.

Les Country Reports on Human Rights Practices for 2015 du Département d’État des ÉtatsUnis au sujet de la Somalie précisent qu’al-Shabaab a dû renoncer à l’emprise qu’il exerçait sur la [traduction] « ville clé » de Dhinsoor, tombée aux mains d’AMISOM et des forces somaliennes en 2015 (É.U. 13 avr. 2016, 1).

Un article publié en 2009 par Africa Confidential souligne que la milice du groupe d’opposition armée appelée Jabhat al Islamiyya (front islamique) [Jabhatul Islamiya, Jabatulla Islamiya] était dirigée par un membre des Ajuran et qu’elle recrutait au sein des Garee et des Gaaljecel, décrits comme [traduction] « des groupes entièrement Hawiye, ayant une tradition guerrière » (20 févr. 2009). Jabhat al Islamiya, était associé à Hisbul Islam avec trois autres groupes islamistes et Ras Kamboni [Ras Kamboni a plus tard fait défection et est devenu anti-Chabaab (Somalia CEWERU déc. 2013, 34, 36)] (CFR mars 2010, 36; Hansen 2013, 107) et théoriquement allié à al-Shabaab en 2009 (ibid.).

Des sources précisent qu’en avril 2013, al-Shabaab a perpétré un attentat dans un tribunal de Mogadiscio (Radio Andalus 8 janv. 2015; Nations Unies 17 janv. 2014, 5). Les Nations Unies ont signalé que l’incident était survenu à la Haute Cour de Banaadir et qu’il avait causé la mort de quatre professionnels juridiques (ibid.). Selon un reportage diffusé en 2015 par la station d’al-Shabaab, Radio Andalus, l’attentat d’avril 2013 a tué plus de 36 personnes et en a blessé 26 autres (8 janv. 2016). La même source affirme qu’un membre du clan Ajuran faisait partie des combattants [traduction] « d’élite » qui ont perpétré l’attentat pour le compte d’al-Shabaab (ibid.). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement allant dans le même sens.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.

Références

Abbink, Jan. 2009. The Total Somali Clan Genealogy (Second Edition). Document de travail, African Studies Centre, Leiden University. [Date de consultation : 20 juill. 2016]

Austrian Centre for Country of Origin and Asylum Research and Documentation (ACCORD). 15 décembre 2009. Clans in Somalia: Report on A Lecture by Joakim Gundel, COI Workshop Vienna, 15 May 2009 (Revised Edition). Révisé par Daisuke Yoshimura. [Date de consultation : 20 août 2016]

Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED). Avril 2013. Country Report: Somalia. [Date de consultation : 20 août 2016]

Agence France-Presse (AFP). 12 avril 2007. « At Least 18 Killed in Interclan Fighting in Somalia ». (Factiva)

Africa Confidential. 20 février 2009. « The Sheik Sharif Show ». Vol. 50, no 4. [Date de consultation : 23 juill. 2016]

Ambroso, Guido. Mars 2002. Clanship, Conflict and Refugees: An Introduction to the Somalis in the Horn of Africa. [Date de consultation : 26 juill. 2016]

African Union Mission in Somalia (AMISOM). S.d. Sector II Profile - Kismayo. [Date de consultation : 20 août 2016]

Doctorant, University of Oxford. 29 août 2016. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Doctorant, University of Oxford. 20 août 2016. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Doctorant, University of Oxford. 31 juillet 2016. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Council on Foreign Relations (CFR). Mars 2010. Bronwyn E. Bruton. Somalia: A New Approach. Council Special Report No. 52. [Date de consultation : 24 août 2016]

Danish Refugee Council (DRC). Août 2014. Danish Demining Group (DDG). Conflict Assessment 2014: Northern Kenya and Somaliland. [Date de consultation : 20 août 2016]

États-Unis (É.U.). 13 avril 2016. Department of State. « Somalia ». Country Reports on Human Rights Practices for 2015. [Date de consultation : 20 août 2016]

Groupe de la Banque mondiale. Janvier 2005. Conflict in Somalia: Drivers and Dynamics. [Date de consultation : 20 août 2016]

Hansen, Stig Jarle. 2013. Al-Shabaab in Somalia: the History and Ideology of a Militant Islamist Group. New York: Oxford University Press.

Hiraan Online. 6 août 2015. « Miraa Supplier Caught Up in Inter-clan Fighting ». [Date de consultation : 20 août 2016]

Human Rights Watch. 25 juin 2013. « Somalia: Civilians Killed in Kismayo Clashes ». [Date de consultation : 20 juin 2016]

International Crisis Group. 15 février 2012. The Kenyan Military Intervention in Somalia. Africa Report No. 184. [Date de consultation : 20 août 2016]

International Training Programme for Conflict Management (ITPCM). Décembre 2013. « Somalia: Clan and State Politics ». International Commentary. Vol. IX, no 34. [Date de consultation : 20 août 2016]

Minority Rights Group International (MRG). 18 août 2016. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches par un chercheur dont les travaux portent sur la Somalie.

Minority Rights Group International (MRG). Octobre 2010. Martin Hill. No Redress: Somalias Forgotten Minorities. [Date de consultation : 26 juill. 2016]

The Nation. 26 janvier 2012. Paul Letiwa. « Clan Warfare that Never Ends ». (Factiva)

Nations Unies. 17 janvier 2014. Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). International Protection Considerations with Regard to People Fleeing Southern and Central Somalia. [Date de consultation : 20 août 2016]

Norvège. 22 juillet 2011. The Norwegian Country of Origin Information Centre (Landinfo). Somalia: Language Situation and Dialects. [Date de consultation : 23 juill. 2016]

Radio Andalus. 8 janvier 2016. BBC Monitoring Africa. « Al-Shabab Releases Documentary on 2013 Attacks in Somali Capital ». (Factiva)

Radio Banaadir. 11 avril 2007. BBC Monitoring Africa. « Eighteen Killed in Clashes Over Land in Somalia’s Bay Region ». (Factiva)

Radio Shabelle. 1er juillet 2016. BBC Monitoring Africa. « Programme Summary of Radio Shabelle’s News 0500 GMT 29 Jn 16 ». (Factiva)

Raxanreeb. 17 avril 2015. BBC Moniroting Africa. « Kenya Using "Divide and Rule" Policy in Somalia - Writer ». (Factiva)

Somalia Conflict Early Warning Early Response Unit (Somalia CEWERU). Décembre 2013. From the Bottom Up: Southern Regions - Perspectives Through Conflict Analysis and Key Political Actors' Mapping of Gedo, Middle Juba, Lower Juba, and Lower Shabelle. [Date de consultation : 23 juill. 2016]

Somaliland Press. 21 mai 2015. « Who Really Rules Somalia? The Tale of Three Big Clans and Three Countries ». [Date de consultation : 20 août 2016]

Union européenne (UE). Août 2014. Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO). EASO Country of Origin Information Report. South and Central Somalia Country Overview. [Date de consultation : 26 juill. 2016]

Autres sources consultées

Sources orales : Anthropologue, Max Planck Institute for Social Anthropology; Center for Research and Dialogue Somalia; chercheur indépendant; doctorant, histoire et études africaines, University of Oxford; Human Rights Watch; IIDA (Women’s Development Organization); maître de conférences en études du développement, University of London; professeur agrégé d’histoire, University of Pennsylvania; professeur d’anthropologie, Colby College; professeur d’histoire, Rutgers University; professeur de sciences politiques, Davidson College; professeur de sciences politiques, Northwestern University.

Sites Internet, y compris : Africa Confidential; African Arguments; Amnesty International; Anti-Tribalism Movement; BBC; ecoi.net; États-Unis – Department of State; Factiva; Freedom House; Garowe Online; Horn of Africa Bulletin; Human Rights Watch; Institute for War and Peace Reporting; Internal Displacement Monitoring Centre; Institute for Security Studies; IRIN; Nations Unies – Programme pour le développement (PNUD), Refworld, Reliefweb; Puntlandi.com; Puntland News24; Puntland Post; Radio Benadir; Radio France internationale; Sabahi Online; Shabelle Media Network; Somalia Current; Somaliland Press; Somaliland Times; Sonna.net; The Standard.

Document annexé

Union européenne (UE). Août 2014. Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO). « Clan Map - Abikar 1999 ». Dans EASO Country of Origin Information Report: South and Central Somalia Country Overview. [Date de consultation : 26 juill. 2016]