Réponses aux demandes d'information

​​​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

La base de données contient les RDI en français et anglais archivées depuis sept ans. Les RDI antérieures sont accessibles sur le site Web European Country of Origin Information Network.

Les RDI publiées par la CISR sur son site Web peuvent contenir des documents annexés inaccessibles en raison de problèmes techniques et peuvent inclure des traductions de documents initialement rédigées dans d'autres langues que l'anglais ou le français. Pour obtenir une copie d'un document annexé et/ou une version traduite des documents annexés de RDI, veuillez en faire la demande par courriel.

Avertissement

Avertissement

Les réponses aux demandes d'information (RDI) citent des renseignements qui sont accessibles au public au moment de leur publication et dans les délais fixés pour leur préparation. Une liste de références et d'autres sources consultées figure dans chaque RDI. Les sources citées sont considérées comme les renseignements les plus récents accessibles à la date de publication de la RDI.    

Les RDI n'apportent pas, ni ne prétendent apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile donnée. Elles visent plutôt à appuyer le processus d'octroi de l'asile. Pour obtenir plus de renseignements sur la méthodologie utilisée par la Direction des recherches, cliquez ici.   

C'est aux commissaires indépendants de la CISR (les décideurs) qu'il incombe d'évaluer les renseignements contenus dans les RDI et de décider du poids qui doit leur être accordé après avoir examiné les éléments de preuve et les arguments présentés par les parties.    

Les renseignements présentés dans les RDI reflètent uniquement les points de vue et les perspectives des sources citées et ne reflètent pas nécessairement la position de la CISR ou du gouvernement du Canada.    

2 janvier 2014

ETH104707.EF

Éthiopie : information sur les contrôles de sortie à l’aéroport international de Bole à Addis-Abeba, y compris les procédures de contrôle pour les personnes partant à bord de vols internationaux; le traitement réservé aux membres des partis d’opposition à l’aéroport (février 2011-décembre 2013)

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu de renseignements sur les contrôles de sortie à l’aéroport international de Bole et le traitement réservé aux membres des groupes d’opposition à l’aéroport. Néanmoins, les renseignements qui suivent présentent un certain intérêt.

1. Aéroport international de Bole

Voici ce qu’on peut lire, sur le site Internet d’Ethiopian Airlines, au sujet des vols en partance de l’aéroport international de Bole :

[traduction]

Pour assurer une sécurité maximale, tous les passagers doivent présenter leur billet et leur passeport au point de contrôle de sécurité avant d’entrer dans l’aérogare. Tous les autres visiteurs sont tenus de payer une taxe de 3 birr [éthiopiens] [environ 0,17 $ CAN (XE 19 déc. 2013)] aux kiosques situés dans les aires de stationnement et doivent présenter des pièces d’identité au poste des gardiens de sécurité. Il y a une zone d’attente désignée pour les visiteurs, qu’ils n’ont pas le droit de dépasser.

Toutes les personnes qui pénètrent dans le bâtiment de l’aérogare, qu’il s’agisse de passagers ou de visiteurs, doivent passer par le contrôle de sécurité (Ethiopian Airlines s.d.).

Le site Internet des voyages internationaux du Département d’État des États-Unis fournit les renseignements suivants sur les vols en provenance de l’Éthiopie :

[traduction]

Les non-résidents qui quittent l’Éthiopie peuvent avoir en leur possession 3 000 USD (ou l’équivalent), à moins de pouvoir produire une déclaration douanière, un relevé bancaire attestant l’achat de devises étrangères, ou une lettre confirmant qu’ils ont été rémunérés par une ambassade ou une organisation étrangère en Éthiopie. Les résidents de l’Éthiopie doivent produire un relevé bancaire confirmant l’achat de devises étrangères, ou une déclaration douanière datant d’au plus 45 jours, pour transporter toute devise étrangère à l’extérieur de l’Éthiopie.

Les voyageurs qui entrent en Éthiopie ou qui en sortent peuvent transporter un maximum de 200 birr éthiopiens sur eux ou dans leurs bagages […]

Les voyageurs qui ont enfreint l’une des règles douanières ci-dessus ont été détenus à l’aéroport et ont, dans certains cas, été condamnés à des peines d’emprisonnement de trois mois ou plus […]

Remarque importante : Le gouvernement de l’Éthiopie communique rarement à l’ambassade les noms des citoyens américains qu’il a arrêtés ou placés en détention, y compris ceux qui sont détenus à l’aéroport par les autorités de l’immigration ou des douanes. Dans certains cas, des citoyens américains ont été détenus pendant des semaines, voire des mois, sans que l’ambassade en soit avisée (É.-U. 2 juill. 2013).

2. Liberté de sortir du pays

Selon les Country Reports on Human Rights Practices for 2012 publiés par le Département d’État des États-Unis, la loi éthiopienne permet aux citoyens de circuler librement à l’intérieur du pays et de voyager à l’étranger, d’émigrer et de revenir au pays, mais le gouvernement [traduction] « a limité certains de ces droits dans la pratique » (19 avr. 2013, 18). Des sources signalent que, en octobre 2013, le gouvernement a interdit aux citoyens de se rendre à l’étranger pour y travailler en raison de [traduction] « mauvais traitements » qui auraient été infligés à des travailleurs éthiopiens à l’étranger » (BBC 24 oct. 2013; VOA 25 oct. 2013). L’interdiction devait rester en vigueur jusqu’à ce que les problèmes aient été résolus (ibid.; BBC 24 oct. 2013).

3. Traitement réservé aux membres des partis d’opposition qui essaient de quitter le pays

Au cours d’un entretien téléphonique avec la Direction des recherches le 19 décembre 2013, le président de l’Association des organisations de soutien d’Andinet en Amérique du Nord (Andinet North American Association of Support Organizations - ANAASO), une organisation américaine affiliée au Parti de l’unité pour la démocratie et la justice (Unity for Democracy and Justice Party - UDJ) [un parti d’opposition en Éthiopie] (ANAASO 6 juill. 2012), a fourni les renseignements suivants : les autorités éthiopiennes [traduction] « encouragent » généralement les dirigeants de l’opposition de haut rang ou bien connus à quitter le pays et à poursuivre leurs activités politiques à l’étranger. En revanche, les membres de l’opposition de rang inférieur dont le traitement ne susciterait pas d’intérêt à l’extérieur du pays risquent d’être détenus, emprisonnés ou tués en Éthiopie. En général, la plupart des membres de l’opposition qui souhaitent quitter le pays se rendent d’abord au Kenya en autobus ou par un autre moyen de transport terrestre pour éviter d’être appréhendés à l’aéroport, puis prennent l’avion depuis le Kenya. Les autorités éthiopiennes disposent d’un vaste réseau de sécurité et surveillent les membres de l’opposition, même ceux de rang inférieur, à l’échelle des villages.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

Andinet North America Association of Support Organizations (ANAASO). 19 décembre 2013. Entretien téléphonique avec le président.

Andinet North America Association of Support Organizations (ANAASO). 6 juillet 2012. Entretien téléphonique avec le président.

British Broadcasting Corporation (BBC). 24 octobre 2013. « Ethiopia Bans Citizens from Travelling Abroad for Work ». [Date de consultation : 19 déc. 2013]

États-Unis (É.-U.). 2 juillet 2013. Department of State, Bureau of Consular Affairs. « Ethiopia Country Specific Information ». [Date de consultation : 16 déc. 2013]

États-Unis (É.-U.). 19 avril 2013. Department of State. « Ethiopia ». Country Reports on Human Rights Practices for 2012. [Date de consultation : 16 déc. 2013]

Ethiopian Airlines. S.d. « Check-in ». [Date de consultation : 19 déc. 2013]

Voice of America (VOA). 25 octobre 2013. « Ethiopia Bans Travel Abroad for Employment ». [Date de consultation : 19 déc. 2013]

XE. 19 décembre 2013. « XE Currency Converter ». [Date de consultation : 19 déc. 2013]

Autres sources consultées

Sources orales : Les tentatives faites pour joindre des représentants de Andinet Washington et de Unity Toronto et un professeur de la California State University (San Bernadino), qui se spécialise en politique éthiopienne, ont été infructueuses.

Sites Internet, y compris : Addis Voice; Canada – voyage.gc.ca; Ethiopia Daily; Ethiopian Airports Enterprise; EthiopianCNN.com; Ethiopian News; Ethiopian Reporter; Éthiopie – ambassades à Washington et à Ottawa, Main Department of Immigration and Nationality Affairs, Revenues and Customs Authority; Freedom House; International Air Transport Association; Nations Unies – Conseil des droits de l’homme; Unity for Democracy and Justice Party Ethiopia; Royaume-Uni – Border and Immigration Agency.



​​​