Réponses aux demandes d'information

​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

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4 décembre 2012

SOM104239.EF

Somalie : information sur les Gabooye (Midgan), y compris leurs lieux d’origine, les clans affiliés et les risques que posent pour eux les autres clans

Direction des recherches, Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

1. Aperçu

Les Gabooye [aussi orthographié Gaboye, Gabooyo; et aussi connu sous le nom « Midgan »], groupe minoritaire en Somalie, forment une [traduction] « caste » professionnelle définie par les métiers traditionnels qu’ils pratiquent (Somalia Report 18 mai 2011; MRG oct. 2010, 12; ACCORD déc. 2009, 15). Selon un rapport s’appuyant sur une conférence donnée par le Dr Joakim Gundel - analyste politique qui se spécialise en études somaliennes - dans le cadre d’un atelier sur les clans en Somalie organisé par le Centre autrichien de recherches et de documentation sur les pays d’origine et d’asile (Austrian Centre for Country of Origin and Asylum Research and Documentation - ACCORD), les groupes professionnels en Somalie sont collectivement connus sous le nom de sab; il s’agit [traduction] « traditionnellement [des groupes inférieurs] aux clans pastoraux majoritaires dont les compétences professionnelles sont diversifiées, mais méprisées » (ACCORD déc. 2009, 15). D’après le Somali Minority Rights and Aid Forum (SOMRAF), une ONG de défense des droits de la personne, d’aide et de développement sans but lucratif de Nairobi qui mène ses activités en Somalie et dans d’autres pays (MRG oct. 2010, ii), les groupes non pastoraux sont généralement considérés comme [traduction] « inférieurs ou [comme des] groupes minoritaires » en Somalie (SOMRAF 2010).

Au cours d’un entretien téléphonique avec la Direction des recherches, la secrétaire de la Gabooye Minority Organisation for Europe and North America (Gabooye Organisation), ONG du Royaume-Uni qui surveille la situation sociale, économique et politique des Gabooye en Afrique de l’Est (11 juin 2012), a expliqué que le [traduction] « clan » utilise le nom Gabooye pour parler de lui, alors que les autres clans emploient le mot [traduction] « grossier » Midgan pour le désigner (6 nov. 2012). De même, Minority Rights Group International (MRG) souligne que, dans le Somaliland, le [traduction] « terme [Gabooye], qui n’est pas insultant, est privilégié pour remplacer le mot péjoratif "Midgan" utilisé traditionnellement par les clans majoritaires » (MRG oct. 2010, 12, 34, note 49). MRG souligne également qu’en Somalie, « Madhiban » est le [traduction] « terme généralement accepté » (ibid., 30).

On peut lire dans le rapport du centre ACCORD s’appuyant sur la conférence de Joakim Gundel que les groupes minoritaires en Somalie [traduction] « sont exclus et [que] leurs langues et leurs cultures ne sont pas reconnues ni respectées » (déc. 2009, 14). Ils seraient victimes d’actes [traduction] « de violence et de persécution quotidiennement » (Somalia Report 18 mai 2011). De plus, MRG écrit que partout au pays, [traduction] « les droits fondamentaux [des minorités] sont bafoués ou violés »; par exemple, elles font l’objet de discours haineux, elles ont un accès limité à la justice et à l’éducation, et tout emploi et toute « participation politique d’importance » leur sont interdits (oct. 2010, 3, 14). En outre, le rapport du ACCORD signale qu’aucune protection de l’État n’est offerte aux minorités en Somalie, y compris dans le Somaliland et le Puntland (ACCORD déc. 2009, 21).

2. Sous-groupes, langues et métiers

Selon le rapport du ACCORD, les groupes professionnels pourraient avoir des [traduction] « systèmes de lignage segmentés » semblables au système de clans de la Somalie (déc. 2009, 15). Des sources soulignent que les Gabooye comprennent les Tumal [ou Tumaal et Tomal] et les Yibr [ou Ybre et Yibro], ainsi que les Madhiban et les Musse Deriyo [ou Muuse Dhariyo] (Gabooye Organisation 6 nov. 2012; ACCORD déc. 2009, 15). Il est également écrit dans le rapport du centre ACCORD que les Howleh, les Hawraar Same, et les Habar Yaquup sont des sous-groupes des Gabooye (ibid.). Cependant, d’après les chercheurs du MRG, bien que certains membres des Gabooye affirment que le mot « Gabooye » désigne tous les groupes professionnels du Somaliland, les Tumal et les Yibro rejettent généralement cette affirmation (MRG oct. 2010, 34, note 49). MRG signale que les trois principaux groupes professionnels sont les Midgan/Gabooye, les Tumal et les Yibr, et que les Midgan sont subdivisés en deux lignées, à savoir les Madhiban et les Musse Deriyo (ibid., 12, 30).

Les métiers traditionnels associés aux Gabooye comprennent :

  • la chasse (ibid., 12; ACCORD déc. 2009, 15);
  • le travail du cuir (MRG oct. 2010, 12) et la fabrication de chaussures (Gabooye Organisation 6 nov. 2012; Nations Unies 2 juill. 2010; ACCORD déc. 2009, 15);
  • la fabrication de poison (ibid.);
  • la coiffure (ibid.; Nations Unies 2 juill. 2010; Gabooye Organisation 6 nov. 2012);
  • la pratique de la circoncision et de l’excision (MRG oct. 2010, 12);
  • les arts et l’artisanat (ibid.);
  • la fabrication de couteaux (Somalia Report 18 mai 2011);
  • la fusion du fer (Nations Unies 2 juill. 2010).

La poterie serait le métier traditionnel des Musse Deriyo (MRG oct. 2010, 30). Des sources précisent que les Tumal sont habituellement forgerons (ibid., 12; ACCORD déc. 2009, 15). Les Yibr sont [traduction] « traditionnellement des spécialistes des rituels » (MRG oct. 2010, 12); ils assument des [traduction] « fonctions mythologiques dans la société » et se livrent à des « pratiques superstitieuses » (ACCORD déc. 2009, 16). Toutefois, la secrétaire de la Gabooye Organisation a affirmé que les noms des divers sous-groupes des Gabooye faisaient référence à la lignée familiale plutôt qu’aux différences sur le plan professionnel (6 nov. 2012).

On peut lire dans un rapport de recherche de 2008 publié par le Groupe de recherche sur l’Afrique (Africa Research Group) du ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth (Foreign and Commonwealth Office) du Royaume-Uni, et cité dans le Country of Origin Information Report: Somalia de l’Agence frontalière du Royaume-Uni (UK Border Agency) en date de janvier 2012, que les Somaliens qui font partie des groupes professionnels [traduction] « pourraient ne plus pratiquer exclusivement le métier auquel ils sont habituellement associés » (17 janv. 2012, paragr. 19.24). MRG écrit que les minorités professionnelles n’ont plus le monopole sur leurs tâches traditionnelles et qu’elles sont souvent incapables de trouver un autre travail (oct. 2010, 12). MRG écrit également que la plupart des membres des groupes professionnels occupent des emplois manuels ou tertiaires, notamment dans les domaines suivants : [traduction] « la vente et l’échange de produits dans les marchés, la boucherie, le travail ménager, la cuisine et la vente de thé » (MRG oct. 2010, 12).

De même, la Commission nationale des droits de la personne du Somaliland (Somaliland National Human Rights Commission - SNHRC) a écrit en 2010 que

[traduction]

les membres des clans minoritaires peuvent uniquement occuper les emplois les plus désagréables. Ils sont seulement en mesure d’obtenir des emplois en tant que nettoyeurs ou balayeurs de rues; fabricants, réparateurs ou polisseurs de chaussures; forgerons; potiers; et personnes pratiquant l’excision et la circoncision. Ces emplois sont peu rémunérés; personne ne peut mener une vie décente à partir du revenu tiré de ces types d’emploi (Somaliland 1er nov. 2010).

Selon le rapport du ACCORD, les castes professionnelles n’ont habituellement pas le droit de posséder des terres et du bétail, ni de participer aux affaires locales, à l’économie de marché ou à la vie politique (déc. 2009, 15). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement allant dans le même sens que ceux présentés ci-dessus.

MRG écrit que les membres des groupes professionnels parlent les dialectes locaux du somali (oct. 2010, 12). Les groupes professionnels auraient aussi leur propre langue (ACCORD déc. 2009, 15).

3. Lieux où vivent les Gabooye/Madhiban en Somalie

D’après la secrétaire de la Gabooye Organisation, les Gabooye vivent principalement dans le nord de la Somalie [Somaliland], bien que certains résident à Mogadiscio (6 nov. 2012). On peut lire dans le rapport du ACCORD qu’en plus de trouver les Gabooye et leurs sous-groupes dans le nord de la Somalie, certains sont aussi [traduction] « dispersés dans le sud du pays » (déc. 2009, 15). MRG signale que les groupes professionnels vivent dans toutes les régions de la Somalie et constituent la principale minorité dans le Somaliland (oct. 2010, 12). Cependant, l’organisation fait observer qu’en raison des conflits et de la perte des moyens de subsistance traditionnels, bon nombre de minorités professionnelles se sont installées en milieu urbain ou dans les camps pour personnes déplacées, ainsi que dans les camps de réfugiés d’autres pays (MRG oct. 2010, 12). Il est écrit dans un article des Réseaux d’information régionaux intégrés (IRIN) des Nations Unies que 8 000 familles appartenant au groupe des Gabooye - soit environ 48 000 personnes - vivent dans le district de Daami à Hargeisa, la capitale du Somaliland (Nations Unies 2 juill. 2010). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucune autre information allant en ce sens ni aucun renseignement supplémentaire.

4. Clans affiliés et risques auxquels sont exposés les Gabooye

Selon la secrétaire de la Gabooye Organisation, les Gabooye [traduction] « ne sont pas vraiment associés » à l’un des principaux clans de la Somalie, mais ils entretiendraient de bonnes relations avec les autres groupes minoritaires (6 nov. 2012). Par contre, on peut lire dans un rapport de l’Agence frontalière du Royaume-Uni que des membres des Midgan, des Tumal et des Yibr [traduction] « se sont intégrés dans un sous-clan ou un clan majeur » (23 oct. 2012, paragr. 3.10.6). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucune autre information allant en ce sens ni aucun renseignement supplémentaire.

Diverses sources signalent que le groupe minoritaire des Gabooye fait l’objet de [traduction] « stigmatisation culturelle » (ibid., paragr. 3.10.2) et de [traduction] « discrimination » (Nations Unies 2 juill. 2010; Somalia Report 18 mai 2011). De plus, d’après Somalia Report, [traduction] « site Internet privé non partisan qui embauche des rédacteurs occidentaux pour travailler en collaboration avec des journalistes somaliens en Somalie » (s.d.), la discrimination contre les minorités comme les Gabooye « s’est aggravée en raison de l’effondrement de l’ordre public, qui a fait disparaître tous les recours ou les moyens pour obtenir justice » (Somalia Report 18 mai 2011). Un aîné du groupe des Madhiban qui a été interviewé par MRG a déclaré que les membres des minorités du sud et du centre de la Somalie n’étaient pas [traduction] « considérés comme des humains et [qu’ils] risquaient constamment de subir des mauvais traitements de la part des prétendus clans majoritaires » (oct. 2010, 21). MRG attire cependant l’attention sur le fait que tous les civils dans la zone de conflits, qu’ils fassent partie des groupes majoritaires ou minoritaires, sont victimes quotidiennement [traduction] « d’atteintes atroces aux droits de la personne et de graves violations du droit international humanitaire et des droits de la personne » (oct. 2010, 22). La secrétaire de la Gabooye Organisation a aussi affirmé que les Gabooye faisaient l’objet de discrimination dans le sud du pays, mais que [traduction] « l’insécurité généralisée » constituait un risque plus important que la persécution ciblée (6 nov. 2012).

La secrétaire de la Gabooye Organisation a également déclaré que, bien que le gouvernement du Somaliland soutienne que la situation s’est améliorée, la discrimination exercée contre les Gabooye dans le Somaliland est [traduction] « cruelle », et ces derniers continuent de faire l’objet d’actes de violence (6 nov. 2012). Lors d’une cérémonie tenue à Hargeisa en 2011, un sultan du groupe des Gabooye a supplié les Somaliens, et le clan Isaq [ou Issaq, Isaaq] en particulier, de mettre fin à leurs pratiques discriminatoires à l’encontre des Gabooye (Somaliland Times 24 déc. 2011). Le clan Isaq serait le clan dominant dans le Somaliland (ACCORD déc. 2009, 13). Selon MRG, les minorités sont [traduction] « plus tolérées » dans le Somaliland que partout ailleurs en Somalie, mais les progrès sont limités en raison de l’inaction du gouvernement et des préjugés sociétaux qui persistent (oct. 2010, 3).

La secrétaire de la Gabooye Organisation a affirmé qu’il y avait eu [traduction] « récemment quelques incidents » dans le Somaliland qui constituaient « de toute évidence des cas de discrimination ethnique ou clanique » à l’encontre des Gabooye en raison de la gravité du traitement qui leur avait été infligé (6 nov. 2012). Elle a donné l’exemple de deux femmes âgées qui ont subi un viol en bande en public, ont été emprisonnées et ont été battues en 2011 (ibid.). Dans le cadre d’un autre incident, toute la famille élargie d’une fille du groupe des Gabooye aurait été emprisonnée durant 10 mois parce que son fiancé, qui appartenait à un clan majoritaire, s’est suicidé après que sa famille à elle eut refusé qu’ils se marient (ibid.). La secrétaire a ajouté que la famille avait été tenue responsable du suicide du garçon et que, en octobre 2012, deux membres de cette famille avaient apparemment été condamnés à mort, alors que les autres membres avaient été libérés (ibid.). D’après la secrétaire, les médias du Somaliland font rarement état des actes de discrimination ou de violence commis contre les Gabooye, car ils ne souhaitent pas entrer en conflit avec les membres du clan majoritaire, qui dominent le gouvernement et les tribunaux (ibid.). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement allant dans le même sens que ceux présentés ci-dessus.

Des sources signalent que les clans majoritaires interdisent les mariages mixtes avec les membres de groupes minoritaires (MRG oct. 2010, 15; Nations Unies 2 juill. 2010; voir aussi Somaliland Times 24 déc. 2011). Dans le cadre d’une entrevue avec les IRIN, un aîné du groupe des Gabooye qui vit à Hargeisa a déclaré qu’un couple qui contracterait un mariage mixte serait tué (ibid.). MRG fait état de couples mixtes qui ont été forcés de divorcer, ont été battus ou se sont fait tirer dessus par des membres de la famille appartenant au clan majoritaire (oct. 2010, 15, 18). De même, en 2011, Somalia Report a interviewé une femme du clan majoritaire qui a dit que les membres de sa famille l’avaient agressée physiquement et avaient menacé de les tuer, son fils et elle, parce qu’elle avait épousé un homme du groupe des Gabooye, qui avait lui-même été obligé de fuir le pays (18 mai 2011).

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) fait observer que, partout au pays, les personnes déplacées qui appartiennent aux groupes minoritaires risquent de faire l’objet d’agressions physiques, de meurtres et de vols, et ne disposent d’aucun recours judiciaire, que ce soit par les voies officielles ou non officielles (Nations Unies 5 mai 2010, 16). Le HCR ajoute que les personnes déplacées qui appartiennent aux groupes minoritaires sont vulnérables aux violations des droits de la personne, y compris à la violence sexuelle et à la violence fondée sur le sexe (ibid., 35). MRG souligne aussi que les femmes membres des groupes minoritaires, en particulier les femmes déplacées qui appartiennent à ces mêmes groupes, risquent fortement d’être victimes de violence fondée sur le sexe (oct. 2010, 19). Les chercheurs de MRG qui ont visité des camps de personnes déplacées à Bosasso en 2009 ont fait état d’une [traduction] « situation troublante et persistante, à savoir que des femmes appartenant aux groupes minoritaires [dont les Madhiban et les Midgan] étaient violées par des hommes appartenant aux groupes majoritaires, et parfois même par des membres de la police, de l’armée ou du service de sécurité du Puntland » (oct. 2010, 20).

Selon la secrétaire de la Gabooye Organisation, la plupart des enfants du groupe des Gabooye n’ont pas le droit d’aller à l’école avec les autres enfants somaliens (6 nov. 2012). La SNHRC a fourni des renseignements similaires, signalant que les enfants des groupes minoritaires ne vont pas à l’école parce qu’ils ne sont pas en mesure de payer les frais et qu’ils risquent particulièrement d’être maltraités par les autres enfants (1er nov. 2010). MRG fait également observer que la pauvreté et la crainte d’être victime de discrimination et de ségrégation empêchent les enfants des groupes minoritaires d’aller à l’école (oct. 2010, 17).

Lors de l’entrevue qu’il a accordée aux IRIN, l’aîné du groupe des Gabooye a déclaré que la communauté des Gabooye habitant le district de Daami à Hargeisa ne disposait d’aucun établissement de soins de santé maternelle et infantile (Nations Unies 2 juill. 2010). La SNHRC a souligné que les membres des groupes minoritaires vivent dans des [traduction] « logements non conformes aux normes » qui sont situés dans les « quartiers pauvres », et n’ont pas accès aux installations et services sanitaires, comme les latrines et la cueillette des ordures (1er nov. 2010).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.

Références

Austrian Centre for Country of Origin and Asylum Research and Documentation (ACCORD). Décembre 2009. Clans in Somalia: Report on a Lecture by Joakim Gundel, COI Workshop Vienna, 15 May 2009 (Revised Edition). <http://www.ecoi.net/file_upload/90_1261130976_accord-report-clans-in-somalia-revised-edition-20091215.pdf> [Date de consultation : 6 nov. 2012]

Gabooye Minority Organisation for Europe and North America (Gabooye Organisation). 6 novembre 2012. Entretien téléphonique avec la secrétaire.

_____. 11 juin 2012. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches par la secrétaire.

Minority Rights Group International (MRG). Octobre 2010. Martin Hill. No Redress: Somalia’s Forgotten Minorities. <www.minorityrights.org/download.php?id=912> [Date de consultation : 6 nov. 2012]

Nations Unies. 2 juillet 2010. Réseaux d’information régionaux intégrés (IRIN). « Somalia: Ahmed Shide Jama, "It Is as if No One Knows We Are Here" ». <http://www.irinnews.org/HOV/89707/SOMALIA-Ahmed-Shide-Jama-It-is-as-if-no-one-knows-we-are-here> [Date de consultation : 29 nov. 2012]

_____. 5 mai 2010. Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). UNHCR Eligibility Guidelines for Assessing the International Protection Needs of Asylum-Seekers from Somalia. (HCR/EG/SOM/10/1) <http://www.unhcr.org/refworld/pdfid/4be3b9142.pdf> [Date de consultation : 26 nov. 2012]

Royaume-Uni (R.-U.). 23 octobre 2012. Home Office. Operational Guidance Note: Somalia. <http://www.ukba.homeoffice.gov.uk/sitecontent/documents/policyandlaw/ countryspecificasylumpolicyogns/somaliaogn?view=Binary> [Date de consultation : 27 nov. 2012]

_____. 17 janvier 2012. Home Office. Country of Origin Information Report: Somalia. <http://www.ukba.homeoffice.gov.uk/sitecontent/documents/policyandlaw/coi/somalia/ report-01-12.pdf?view=Binary> [Date de consultation : 6 nov. 2012]

Somali Minority Rights and Aid Forum (SOMRAF). 2010. Report on Human Rights Violations Against the Somali Marginalized Minority Groups. <http://lib.ohchr.org/HRBodies/UPR/Documents/Session11/SO/SOMRAF_ SomaliMinorityRightsAidForum-eng.pdf> [Date de consultation : 26 nov. 2012]

Somalia Report. 18 mai 2011. Abdifitah Ibrahim. « Somali Minorities Face Double Whammy ». <www.somaliareport.com/index.php/post/757/ Somali_Minorities_Face_Double_Whammy> [Date de consultation : 26 nov. 2012]

_____. S.d. « About Us ». <http://www.somaliareport.com/index.php/post/263/About%20Us> [Date de consultation : 17 oct. 2011]

Somaliland. 1er novembre 2010. Somaliland National Human Rights Commission. Somaliland National Human Rights Submission to Universal Periodic Review November 1st, 2010. <http://lib.ohchr.org/HRBodies/UPR/Documents/Session11/SO/SNHRC_Somaliland NationalHumanRightsCommission-eng.pdf> [Date de consultation : 26 nov. 2012]

Somaliland Times [Hargeisa]. 24 décembre 2011. « Suldan Dakir Urges Somalis to Stop Discrimination Against Minorities ». <www.somalilandtimes.net/sl/2011/517/6.shtml> [Date de consultation : 26 nov. 2012]

Autres sources consultées

Sources orales : Le Somali Minority Rights and Aid Forum n’a pas pu fournir de renseignements dans les délais voulus.

Sites Internet, y compris : AllAfrica; Amnesty International; Barawa.com; Dalsan Radio; Dulmane.com; ecoi.net; États-Unis – Department of State; Factiva; farshaxan.com; Freedom House; Hiirann.com; Human Rights Watch; Nations Unies – Conseil des droits de l’homme, Refworld; Norvège – Country of Origin Information Centre; Radio Somaliland; Refugees International; Sabahi; Somali Diaspora News; Somali NGO Consortium; Togaherer News; Voice of America.