Réponses aux demandes d'information

​​​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

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Les réponses aux demandes d'information (RDI) citent des renseignements qui sont accessibles au public au moment de leur publication et dans les délais fixés pour leur préparation. Une liste de références et d'autres sources consultées figure dans chaque RDI. Les sources citées sont considérées comme les renseignements les plus récents accessibles à la date de publication de la RDI.    

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C'est aux commissaires indépendants de la CISR (les décideurs) qu'il incombe d'évaluer les renseignements contenus dans les RDI et de décider du poids qui doit leur être accordé après avoir examiné les éléments de preuve et les arguments présentés par les parties.    

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20 mai 2026

CMR202579.F

Cameroun : information sur le Conseil national du Cameroun méridional (Southern Cameroons National Council – SCNC), y compris sa situation, ses activités, ses zones d’opération, sa structure, ses dirige/ants; le traitement réservé à ses membres par les autorités; la carte de membre (2024-avril 2026)

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur le SCNC, en particulier sur ses activités entre 2024 et avril 2026, le traitement réservé à ses membres par les autorités et sa carte de membre, et n’a trouvé aucune information sur sa structure ni aucun spécimen de la carte de membre du groupe.

1. Situation du SCNC

Le SCNC est décrit par les sources comme un groupe [sécessionniste (Timngum 2025-09, 3; France 2024-06-18)] qui prône l’indépendance des régions anglophones du Cameroun (défenseur 2026-04-15; Timngum 2025-09, 3; France 2024-06-18, 3). Pour des renseignements sur cette organisation, ses objectifs, son interdiction par les autorités du Cameroun en janvier 2017 et ses activités jusqu’en juin 2018, veuillez consulter la Réponse à la demande d’information CMR106136 publiée en juin 2018.

Le SCNC a été interdit par le gouvernement du Cameroun en janvier 2017 (Bertelsmann Stiftung 2026, 9; Political Handbook of the World 2025, 38). Selon l’indice de transformation de la Bertelsmann Stiftung pour 2026 (Bertelsmann Stiftung’s Transformation Index (BTI) 2026), qui [traduction] « examine la transition vers la démocratie et l’économie de marché ainsi que la qualité de la gouvernance dans 137 pays », le gouvernement du Cameroun a alors invoqué un projet de loi antiterroriste (Bertelsmann Stiftung 2026, 2, 9). Dans un article sur le droit international des réfugiés et le principe de non-refoulement, Julius Toh Timngum, un universitaire qui détient un doctorat en droit international, affirme pour sa part que le SCNC a alors été qualifié [traduction] « d’organisation terroriste » (Timngum 2025-09, 3).

[En octobre 2017 (Bertelsmann Stiftung 2026, 6; GI-TOC & ACLED 2024-09, 10)], des séparatistes ont déclaré l’indépendance [[traduction] « symbolique » (Africanews 2018-02-11)] de l’Ambazonie (Bertelsmann Stiftung 2026, 6; de Natal 2024-07-09; GI-TOC & ACLED 2024-09, 10). Ambazonie (ou République fédérale d’Ambazonie) est le nom donné par les séparatistes anglophones à la zone anglophone du Cameroun (GI-TOC & ACLED 2024-09, 5; Koungou 2018, 103). Des sources précisent que le dirigeant de ces séparatistes était Sisiku Julius Ayuk Tabe (aussi appelé Julius Sisiku Ayuk Tabe et Sisiku Ayuk Tabe), leader du Front uni du consortium Ambazonie-Cameroun méridional (Southern Cameroons Ambazonia Consortium United Front − SCACUF) (de Natal 2024-07-09; France 2024-06-14, 18). Certaines sources le décrivent comme étant alors le dirigeant du SCNC (Timngum 2025-09, 3; Africanews [2019-08-20]).

Des sources rapportent que la réponse [« sévère » (GI-TOC & ACLED 2024-09, 10)] du gouvernement du Cameroun à la déclaration symbolique d’indépendance de la région anglophone a entraîné des décès [[traduction] « plus de » 20 (Amnesty International 2018-06-12, 11)] et l’arrestation de centaines de séparatistes (Amnesty International 2018-06-12, 10-11; Africanews 2018-02-11).

Après ces événements, selon des sources, Sisiku Ayuk Tabe [et des membres du SCNC (Timngum 2025-09, 3)] se sont réfugiés dans des pays voisins, notamment au Nigéria (de Natal 2024-07-09; Timngum 2025-09, 3).

En novembre 2017, selon Africanews, un média panafricain, ou en janvier 2018, selon le Political Handbook of the World 2024-2025, les autorités du Cameroun ont émis des mandats d’arrêt internationaux contre plus d’une dizaine de leaders séparatistes, dont des membres importants du SCNC (Africanews [2019-08-20]; Political Handbook of the World 2025, 38). Sisiku Ayuk Tabe, selon des médias, faisait partie du groupe (Africanews [2019-08-20]; BBC 2017-11-09). Des sources rapportent ensuite qu’en 2018, des séparatistes anglophones, dont des membres du SCNC, ont été arrêtés au Nigéria et extradés au Cameroun (Timngum 2025-09, 3; Political Handbook of the World 2025, 38). D’après des sources, 47 personnes ont été extradés (AFP 2019-03-03; Political Handbook of the World 2025, 38; Africanews 2018-02-11). Sisiku Julius Ayuk Tabe faisait partie du groupe (de Natal 2024-07-09; AFP 2019-03-03; Africanews 2018-02-11). Le président du SCNC, Nfor Ngala Nfor, était également parmi ce groupe, selon le Political Handbook of the World (2025, 38).

Certains d’entre eux ont ensuite été jugés dans des procès militaires à Yaoundé (avocat 2026-04-14; Actu Cameroun 2026-03-19; Africanews [2019-08-20]). Ils ont été reconnus coupables en 2019 de « sécession » et de « terrorisme » (CameroonOnline.org 2026-03-19; Actu Cameroun 2026-03-19; Africanews [2019-08-20]). Une dizaine d’entre eux, dont Sisiku Julius Ayuk Tabe, a été condamnée à la prison à vie (BBC 2019-08-20; Africanews [2019-08-20]; France 2024-06-18, 4). Selon des sources, Nfor Ngala Nfor aussi a été condamné à l'emprisonnement à perpétuité (avocat 2026-04-14; France 2024-06-18, 4) avec Sisiku Julius Ayuk Tabe et les autres co-accusés (France 2024-06-18, 4).

D’après un « spécialiste de la situation au Cameroun » interrogé par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) dans le cadre d'un rapport sur le SCNC publié en 2024, « le SCNC s’est disloqué au Cameroun » (France 2024-06-18, 5). Selon l’Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale (Global Initiative Against Transnational Organized Crime − GI-TOC) [1] et le projet de données sur les lieux et les évènements de conflits armés (Armed Conflict Location & Event Data − ACLED) [2],

[c]omme cela a été le cas pour de nombreux mouvements politiques anglophones, la vie de ce qu’il restait du SCNC a été marquée par des scissions et des divisions […]. Des groupes politiques concurrents désireux de devenir les seuls représentants de la cause séparatiste anglophone se sont ensuite développés. Les deux plus importants étaient le gouvernement intérimaire de l’Ambazonie (IG) et l’Ambazonia Governing Council (Conseil de gouvernement d’Ambazonie ou AGC ou AGovC) (GI-TOC & ACLED 2024-09, 10).

Le spécialiste du Cameroun interrogé par l’OFPRA a de même affirmé que le SCNC « a été remplacé par des groupuscules séparatistes autonomes qui toutefois partagent l’orientation politique de cette organisation » (France 2024-06-18, 5). D’autres sources consultées par l’OFPRA, dans le cadre d’un rapport sur la situation sécuritaire dans les régions anglophones du Cameroun en 2023, signalent par exemple que d’anciens dirigeants du SCNC se sont joints au SCACUF de Sisiku Julius Ayuk Tabe après la déclaration d’indépendance de l’Ambazonie en octobre 2017 (France 2024-06-14, 18). Ainsi, l’OFPRA, dans le résumé de son rapport sur le SCNC, affirme que « [l]e mouvement apparaît résiduel depuis son ralliement à la République fédérale d’Ambazonie » (France 2024-06-18, 2). Rapportant les propos d’un « chercheur spécialisé sur la situation politico-sécuritaire au Cameroun », l’OFPRA souligne que

le SCNC a estimé en 2018 que le gouvernement ambazonien pouvait s’exprimer au nom des anglophones, et avait l’autorité pour négocier ou faire pression au niveau national et international pour l’indépendance du Cameroun anglophone ou la renégociation de l’union entre les parties anglophone et francophone (France 2024-06-18, 3).

Néanmoins, le même chercheur interrogé par l’OFPRA a fourni les renseignements contenus dans le paragraphe suivant, au sujet de la survivance du SCNC au Cameroun :

« [B]ien que toujours interdit par le droit camerounais, [le SCNC] existe toujours tant politiquement que socialement ». De plus, même s’il a « rallié d’autres organisations », comme le Consortium de la société civile du Cameroun méridional (Southern Cameroons Civil Society Consortium) formé en 2017 et le gouvernement intérimaire d’Ambazonie, le SCNC et son leader Nfor Ngala Nfor ont gardé leur « indépendance ». Enfin, des « militants actifs » du SCNC se trouvent toujours au Cameroun (France 2024-06-18, 3, 5).

Dans des communications écrites envoyées à la Direction des recherches en avril 2026, des sources au Cameroun ont de même affirmé que le SCNC est [traduction] « toujours actif » au pays (défenseur 2026-04-15; avocat 2026-04-14). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un avocat camerounais œuvrant dans la justice internationale a parlé d’une présence [traduction] « clandestine » du SCNC (avocat 2026-04-14). Dans le même ordre d’idées, le chercheur interrogé par l’OFPRA a décrit des militants « plus âgés » qui « se réclameront du SCNC s’ils se sentent en sécurité avec leur interlocuteur, alors que les autres restent globalement silencieux par crainte des représailles » (France 2024-06-18, 5). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un défenseur des droits de la personne au sein de l’organisation Human Is Right Cameroon, une ONG qui se consacre à la promotion et à la protection des droits de la personne à travers le Cameroun, a pour sa part qualifié la présence du SCNC de [traduction] « virtuelle » et a souligné « [qu’]il est difficile d’indiquer un bureau ou un lieu physique précis où ils opèrent »; cela, parce que « les autorités les traquent depuis très longtemps » et cherchent à « mettre fin à leurs activités » (défenseur 2026-04-15).

De son côté, l’avocat camerounais a évoqué un [traduction] « réseau clandestin très développé » [veuillez consulter la section 2 de la présente réponse] (avocat 2026-04-14).

2. Activités et zone d’opération

Selon le défenseur des droits de la personne au Cameroun, le SCNC est [traduction] « plus présent sur les réseaux sociaux, où il sensibilise la communauté anglophone du Cameroun et de l’étranger à la nécessité de revenir à l’ancien système fédéral de gouvernement qui existait avant la réunification » (défenseur 2026-04-15).

Le chercheur consulté par l’OFPRA a néanmoins signalé que « des réunions sont toujours organisées et que la logistique pour faire fuir des compagnons ou faire le lien avec des détenus à Yaoundé est encore opérationnelle » (France 2024-06-18, 5). Selon la même source, « les militants au Cameroun continuent à transmettre des correspondances et des pétitions hors du pays » et, « depuis de nombreuses années, des Camerounais en exil ont pu quitter le Cameroun anglophone grâce à l’aide du SCNC » (France 2024-06-18, 5). L’avocat camerounais a de même affirmé ce qui suit :

[traduction]

[Le SCNC] dispose d’un réseau clandestin très développé qui, avec le soutien de la diaspora en Europe, en Amérique, en Afrique du Sud, au Nigéria, au Ghana et dans de nombreux [autres] pays, [s’occupe des journées de] villes fantômes, de la désobéissance civile, des réseaux de soutien, de la transm[ission] de renseignements pour la protection civile, des opérations militaires dans des zones civiles et des fuites individuelles et collectives vers des lieux sûrs (avocat 2026-04-14).

Dans son rapport publié en 2024, l’OFPRA signale pour sa part que leur « examen de plusieurs pages et profils de réseaux sociaux du SCNC » fait état « d’actions locales (manifestations, meetings, collecte de fonds) lancées hors du Cameroun » (France 2024-06-18, 5).

Le chercheur consulté par l’OFPRA a mentionné des branches du SCNC au Royaume-Uni et aux États-Unis, ainsi qu’au Nigéria, en Afrique du Sud et en Europe (France 2024-06-18, 5). Selon le défenseur des droits de la personne au Cameroun, certains des dirigeants du SCNC se trouvent au Nigéria, d’autres en Europe et aux États-Unis (défenseur 2026-04-15).

Selon l’OFPRA, « [l]es partisans du SCNC au Royaume-Uni apparaissent actifs tant sur les réseaux sociaux qu’en présence, puisqu’ils publient de nombreuses vidéos de leurs rassemblements, manifestations et réunions » (France 2024-06-18, 5). En date d’avril 2026, le SCNC - UK possède en effet un compte Facebook actif (SCNC - UK s.d.a) ainsi qu’un site Internet (SCNC - UK s.d.b).

Sans fournir plus de détails, l’avocat camerounais a affirmé que [traduction] « le SCNC est actif dans le monde entier » et qu’il opère dans un « contexte international » (avocat 2026-04-14).

3. Dirigeants

Des sources signalent qu’il est difficile d’établir l’identité des leaders du SCNC en date de 2026 (défenseur 2026-04-15) ou de 2024 (France 2024-06-18, 4). Le rapport de l’OFPRA signale ce qui suit : « Les rares sources publiques d’informations, médiatiques ou académiques, qui abordent ce point se contredisent sur l’identité même du leader du SCNC depuis 2018 » (France 2024-06-18, 4). Selon la même source, la multiplicité des sites Internet se présentant comme les sites officiels « des autorités autoproclamées de l’Ambazonie » rend difficile l’identification des chefs de ce mouvement, ainsi que la place du SCNC dans ce mouvement et l’identification de son chef (France 2024-06-18, 4). Selon le défenseur des droits de la personne au Cameroun, il est difficile de savoir qui sont les dirigeants puisque [traduction] « la plupart d’entre eux ont été arrêtés » et se trouvent en prison à Yaoundé et parce que d’autres sont en exil (défenseur 2026-04-15).

L’édition 2024-2025 du Political Handbook of the World, fournit, sans préciser de dates, une liste de différents leaders du SCNC :

  • Frederick Ebong Alobwede (président national du SCNC et président de la République fédérale du Cameroun méridional),
  • Nfor Ngala Nfor (vice-président national du SCNC),
  • Henry Fossung (président de la faction SCAPO-Ambazonia [3]),
  • Augustine Ndangam (vice-président de la faction SCAPO-Ambazonia),
  • Hitler Mbinglo (président de la zone nord),
  • James Sabum (secrétaire général) (2025, 38).

Selon le chercheur consulté par l’OFPRA et selon une publication Facebook du SCNC - UK en date de 2021 et consulté par l’OFPRA, Nfor Ngala Nfor « était toujours président du SCNC en dépit de son arrestation en 2018 et de sa condamnation à la réclusion à perpétuité en 2019 » (France 2024-06-18, 4). L’avocat camerounais a pour sa part affirmé en avril 2026 que le dirigeant [traduction] « actuel » du SCNC était Nfor Ngala Nfor (avocat 2026-04-14).

Comme président du SCNC au Royaume-Uni, des sources désignent Robert Tamanji [Tamamnji] (SCNC - UK 2025-10-06; France 2024-06-18, 5).

Pour le SCNC en Amérique du Nord, des sources nomment Elvis Kometa comme dirigeant (avocat 2026-04-14) ou vice-président (The Sun 2022-10-19).

4. Traitement réservé aux membres par les autorités

L’avocat camerounais a affirmé ce qui suit :

[traduction]

Le gouvernement du Cameroun dispose d’un réseau de sécurité impitoyable au sein de ses missions diplomatiques, doté d’agents rémunérés et de criminels qui [s’engagent dans l’infiltration et] qui harcèlent, attaquent, enlèvent et transfèrent de force des militants du SCNC et d’autres militants du Cameroun méridional vers le Cameroun (avocat 2026-04-14).

Des médias en date de mars 2026 signalent que la Cour suprême du Cameroun a décidé de casser le verdict du tribunal militaire qui avait condamné 10 leaders séparatistes à la prison à perpétuité [veuillez consulter la section 1 de la présente réponse] (Actu Cameroun 2026-03-19; RFI 2026-03-19). Selon Radio France internationale (RFI), la cause pourra être portée en appel devant la Cour d’appel du Centre pour une nouvelle audience (RFI 2026-03-19).

5. Cartes de membre

Pour des informations sur la carte de membre du SCNC jusqu’en 2021, veuillez consulter la Réponse à la demande d’information CMR200612 publiée en octobre 2021.

Selon le spécialiste de la situation au Cameroun interrogé par l’OFPRA en avril 2024, le SCNC ne délivre plus de cartes de membre au Cameroun étant donné son statut illégal et les risques pour une personne d’être retrouvée en possession de cette carte (France 2024-06-18, 6).

Les sources locales interrogées par la Direction des recherches ont en revanche signalé que le SCNC délivre toujours des cartes (défenseur 2026-04-15; avocat 2026-04-14), mais l’avocat a précisé qu’elles sont délivrées en tenant compte des [traduction] « besoins locaux en matière de sécurité » et « des défis technologiques », ce qui « rend difficile l’uniformisation » (avocat 2026-04-14).

La même source a souligné que [traduction] « dans tous les cas, l’emblème et la devise du SCNC doivent apparaître » sur la carte (avocat 2026-04-14). La devise du SCNC est « "The force of argument, not the argument of force" » [la force de l’argument, pas l’argument de la force] (UNPO 2018-09-10). Le défenseur des droits de la personne camerounais a pour sa part souligné que la carte arbore le nom et le sigle du SCNC, une carte du Cameroun méridional et le drapeau symbolique du Cameroun méridional, ainsi que le nom du titulaire et [traduction] « d’autres informations concernant l’organisation et le titulaire » (défenseur 2026-04-15).

Le spécialiste de la situation au Cameroun consulté par l’OFPRA a en outre ajouté que des cartes sont disponibles à l’extérieur du pays, mais sans préciser où (France 2024-06-18, 6). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.

Notes

[1] La GI-TOC est une [traduction] « organisation indépendante de la société civile dont le siège est à Genève » (GI-TOC s.d.).[retour]

[2] L’ACLED est une organisation sans but lucratif établie aux États-Unis qui recueille des données sur les conflits et les manifestations dans diverses régions du monde (ACLED s.d.).[retour]

[3] L’organisation du peuple du Cameroun méridional (Southern Cameroons People’s Organization − SCAPO) est [traduction] « une faction du SCNC » (CamerounWeb 2015-04-18).[retour]

Références

Actu Cameroun. 2026-03-19. Marturin Atcha. « Crise anglophone : la Cour suprême annule la condamnation à perpétuité de Sisiku Ayuk Tabe et coaccusés ». [Date de consultation : 2026-04-28]

Africanews. [2019-08-20] (mis à jour 2024-08-13). Abdur Rahman Alfa Shaban. « Cameroon Secessionist Leaders Jailed for Life by Military Court ». [Date de consultation : 2026-04-29]

Africanews. 2018-02-11. « Cameroon's New Separatist Leader Declares 'Era of Self Defense' ». [Date de consultation : 2026-04-29]

Agence France-Presse (AFP). 2019-03-03. « Nigeria Court Says Extradition of Cameroon Separatists 'Illegal' ». [Date de consultation : 2026-05-05]

Amnesty International. 2018-06-12. Une tournure tragique : violence et atteintes aux droits humains dans les régions anglophones du Cameroun. (AFR 17/8481/2018) [Date de consultation : 2026-05-05]

Armed Conflict Location & Event Data (ACLED). S.d. « About ACLED ». [Date de consultation : 2026-05-07]

Avocat. 2026-04-14. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Bertelsmann Stiftung. 2026. « Cameroon Country Report ». Bertelsmann Stiftung’s Transformation Index (BTI) 2026. [Date de consultation : 2026-04-28]

British Broadcasting Corporation (BBC). 2019-08-20. « Cameroon Crisis: Ambazonia Separatists Get Life Sentences ». [Date de consultation : 2026-05-05]

British Broadcasting Corporation (BBC). 2017-11-09. « Cameroon Issues Arrest Warrants for Separatist Leaders ». [Date de consultation : 2026-04-28]

CameroonOnline.org. 2026-03-19. « Cameroon: Separatist Leaders' Life Sentences Overturned – A Major Shift in the Anglophone Crisis? ». [Date de consultation : 2026-04-28]

CamerounWeb. 2015-04-18. « Govt Accused of Bribery in Anglophone Case ». [Date de consultation : 2026-05-08]

Défenseur des droits de la personne (défenseur), Human Is Right Cameroon. 2026-04-15. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

de Natal, Frédéric. 2024-07-09. « L’Ambazonie, un conflit oublié de tous en Afrique ». Conflits : revue de géopolitique. [Date de consultation : 2026-04-29]

France. 2024-06-18. Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Cameroun : le Southern Cameroons National Council depuis 2018. [Date de consultation : 2026-04-28]

France. 2024-06-14. Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Cameroun : point de situation sécuritaire de janvier à décembre 2023. Focus sur les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et sur celle de l’Extrême-Nord. [Date de consultation : 2026-04-28]

Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) & Armed Conflict Location & Event Data (ACLED). 2024-09. Ladd Serwat & Eleanor Beevor. Séparatistes anglophones. Groupes armés non-étatiques et économies illicites en Afrique de l’Ouest. No 3. [Date de consultation : 2026-04-28]

Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). S.d. « Our Story ». [Date de consultation : 2026-05-07]

Koungou, Léon. 2018. « L’Ambazonie : l’"État" catalyseur du mal-être de l’anglophone au Cameroun ». Revue défense nationale. No 809. [Date de consultation : 2026-04-28]

Political Handbook of the World 2024-2025. 2025. « Cameroon ». Sous la direction de Tom Lansford. Thousand Oaks : CQ Press. [Date de consultation : 2026-04-10]

Radio France internationale (RFI). 2026-03-19. « Cameroun : le verdict contre Ayuk Tabe et d’autres séparatistes cassé par la Cour suprême ». [Date de consultation : 2026-04-28]

Southern Cameroons National Council UK (SCNC - UK). 2025-10-06. « To Our Resilient Ambazonia Family and Friends in the UK ». Facebook. [Date de consultation : 2026-04-27]

Southern Cameroons National Council UK (SCNC - UK). S.d.a. « SCNC-Southern Cameroons National Council UK ». Facebook. [Date de consultation : 2026-04-28]

Southern Cameroons National Council UK (SCNC - UK). S.d.b. Page d’accueil. [Date de consultation : 2026-04-14]

The Sun. 2022-10-19. Ernstine Ngum. « Armed Conflict in NW, SW: Gov't Targeting Family Members of Diaspora Anglophone Activists ». [Date de consultation : 2026-05-08]

Timngum, Julius Toh. 2025-09. « International Refugee Law and the Principle of Non Refoulement: Revisiting the Case of Sisiku Ayuk Tabe1 and Co Vs the People of Cameroon ». Refugee Law Initiative, School of Advanced Study, University of London. RLI Working Paper n° 80. [Date de consultation : 2026-04-14]

Unrepresented Nations & Peoples Organization (UNPO). 2018-09-10. « Timeline: Unfolding of the Independence Movement in Ambazonia ». [Date de consultation : 2026-04-30]

Autres sources consultées

Sources orales : cabinets d’avocats au Cameroun; Southern Cameroons National Council UK.

Sites Internet : Asylos; Austrian Red Cross − ecoi.net; Belgique – Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides; Camer.be; Deutsche Welle; Freedom House; Human Rights Watch; Norvège – Landinfo; Organisation suisse d’aide aux réfugiés; Reuters; Union européenne – European Union Agency for Asylum; U.S. Committee for Refugees and Immigrants.



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